Présidentielle en Côte d’Ivoire : que réclament les opposants qui se sont désistés ?

Sur les 10 candidats à la présidentielle du 25 octobre validés le Conseil constitutionnel, deux ont déjà annoncé leur retrait de la campagne. Retour sur leurs revendications.



Amara Essy est le premier a avoir déclaré forfait. Il avait pourtant très tôt lancé son slogan « La Côte d’Ivoire retrouvée » avec logo, photos officielles, petites opérations marketing originales dans les médias locaux, et même un hymne de campagne.  L’ancien ministre des Affaires étrangères, qui a notifié le retrait de sa candidature à la Commission électorale indépendante (CEI) et au Conseil constitutionnel le 13 octobre, a été rapidement suivi par Mamadou Koulibaly.

Si les motivations personnelles ne sont pas forcément du même ordre, leurs revendications sont similaires. Tous deux dénoncent les conditions d’organisation du scrutin. Essy s’insurge que l’ordre des candidats sur le bulletin de vote n’ait pas été déterminé par un tirage au sort.  Dans une conférence de presse donnée le jeudi 21 octobre, il dénonce une « CEI spectatrice engagée, muette et complice de la violation des dispositions de la loi électorale par le président-candidat. Une CEI qui, par favoritisme, cautionne une campagne hors-la-loi, au cours de laquelle le président-candidat s’approprie les couleurs nationales sur tous les supports d’affichage alors que la loi électorale l’interdit formellement, et va jusqu’à utiliser les véhicules de service de l’État comme médias roulants ».

Koulibaly veut un report de 6 mois des élections

De son côté, Koulibaly, qui propose un report de six mois des élections, estime que la « liste électorale exclut 3 millions d’électeurs », dénonce une « commission électorale inféodée au candidat Ouattara », les « violations répétées du code électoral », « le financement opaque des partis politiques et des candidats ». Le chef du Lider (Liberté et démocratie pour la République) assure également que « les bulletins de vote (sont) non conformes à la loi », que « les médias de service public caporalisés censurent les opposants et se substituent aux institutions de la République ».

Source : Jeune Afrique 



Jeudi 22 Octobre 2015 - 07:34



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