Présidentielle malgache: les couacs dans l'organisation du scrutin, une «faiblesse à corriger»

Il est toujours impossible, trois jours après le vote, de donner une première tendance officielle du premier tour de la présidentielle malgache. Ce lundi matin 28 octobre, les résultats provisoires publiés ne représentent en effet que 20% des électeurs. L'envoi puis l’enregistrement des 20 001 PV nécessitent du temps car il y a visiblement des erreurs et des problèmes d'acheminement. Et si les observateurs internationaux ont déclaré l'élection « libre et équitable », ils reconnaissent des couacs dans l'organisation du scrutin.



Présidentielle malgache: les couacs dans l'organisation du scrutin, une «faiblesse à corriger»

Lors du vote, vendredi 25 octobre, les cas se sont multipliés : « Je ne comprends pas, j’ai ma carte électorale mais je ne suis pas sur la liste », expliquait par exemple une étudiante.

L’Union africaine (UA), comme les autres missions d’observateurs, n’a pas d’explications. Tous tiennent un discours commun. Issaka Campo, le responsable de la mission de l’UA, explique ainsi que « les listes électorales et les cartes d’électeurs ont été produites à temps dans l’ensemble. Malheureusement, de nombreuses cartes n’ont pas été retirées. Il conviendrait qu’une campagne spécifique de distribution soit amenée, en vue de permettre une plus grande participation des électeurs malgaches au cours des prochaines élections. »


Du côté des autorités de transition, le constat est le même : « Oui, il y a eu des couacs mais il est impossible de savoir combien de Malgaches n’ont pas pu voter à cause de ces problèmes. » Omer Beriziky, le Premier ministre malgache, confirme : « Il est très difficile d’avancer un nombre précis. Alors moi je préférerais plutôt m’en tenir à une faiblesse qu’il va falloir corriger.» Pas d’influence sur le vote ? « Non, pas spécialement, mais tout de même les gens qui ont le droit de voter ont été tristes et il faut les comprendre".


Si les électeurs pourront récupérer les cartes de vote déjà fabriquées d’ici le second tour, le code électoral interdit par contre toute modification des listes.


Un décompte des voix lent et fastidieux


La Cénit  s’est transformée, depuis la fin du vote, en véritable ruche. Dans un coin, au milieu des câbles et des ordinateurs, deux grosses imprimantes crachent sans s’arrêter, les fameux procès-verbaux envoyés depuis toutes les régions de l’île.


L’une des raisons de la lenteur du processus, ce sont les vérifications de ces procès-verbaux car il y a parfois des erreurs. Jean-Victor Nirina, le secrétaire exécutif de la Cénit, constate que « parfois, le total des suffrages exprimés ne coïncidait pas exactement avec les voix obtenues par les candidats. Il y avait quand même des petits décalages de un ou deux points. »


La présidente de la Cénit, Béatrice Attalah, assure que le calendrier est respecté. « Je ne sais pas où est l’inquiétude sur la collecte des résultats parce qu’on est à jour J + 2 et presque tous les résultats sont en route pour les sections de recensement du matériel de vote, auprès des districts. »


Rfi.fr

Lundi 28 Octobre 2013 - 16:45



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