Primaire de droite à la présidentielle française: un dernier débat très confus

L’ultime débat télévisé de la primaire de la droite pour la présidentielle française jeudi soir 17 novembre n'a pas tenu ses promesses à trois jours du premier tour : un débat touffu, parfois confus, une réponse indignée de Nicolas Sarkozy sur les affaires judiciaires, et trois favoris qui évitent de s'attaquer frontalement.



Primaire de droite à la présidentielle française: un dernier débat très confus
Comme lors du premier débat, les affaires ont fait monter la température au tout début de l'émission diffusée sur France 2 et Europe 1. Visiblement ulcéré, Nicolas Sarkozy s'en est pris au journaliste David Pujadas qui l'interrogeait sur les accusations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine sur un financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. « Quelle indignité ! (...) Vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur ? », a répliqué l'ancien président, soucieux de mettre un terme à ce sujet.

Autre signe de la nervosité ambiante : Bruno Le Maire, distancé par François Fillon dans les sondages, a vivement répliqué à une pique du journaliste Jean-Pierre Elkabbach sur sa campagne : « Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part ». La dernière partie de l'émission que les journalistes promettaient animée en raison de la possibilité des candidats de s'interpeller a tourné court. « On n'est pas des commentateurs, pas là pour s'interpeller les uns les autres », a protesté François Fillon, critiquant une conception « spectacle » du débat. Alain Juppé a embrayé : « Tiens, je vais parler d'autre chose : la ruralité ». Les outsiders, eux, semblaient plus enclins à en découdre. Pour le reste, le débat fut plutôt convenu. Les candidats ont notamment débattu de l'avenir de l'Europe.

Les candidats ont également abordé le dossier syrien. « Bachar el-Assad ne représentera jamais à mes yeux - ou alors on n'est plus des humanistes - l'avenir de la Syrie », a réaffirmé Nicolas Sarkozy. Mais « en cas de chute de régime », les chrétiens d'Orient auront le choix entre « la valise ou le cercueil », a fait valoir François Fillon.

A trois jours du premier tour, ce troisième exercice était présenté comme décisif. En tête dans les enquêtes d'opinion depuis deux ans, Alain Juppé semble désormais en perte de vitesse et François Fillon en nette progression, selon plusieurs études concordantes.

Afp

Vendredi 18 Novembre 2016 - 08:20



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