Procès Karim Wade : Plus de 50 exceptions soulevées, les avocats de Karim Wade justifient



Procès Karim Wade : Plus de 50 exceptions soulevées, les avocats de Karim Wade justifient
Le Collectif des avocats du « prisonnier politique » Karim Wade dénonce la violation des règles du procès équitable et des droits de la défense tels que prévus par la Déclaration des droits de l'homme, le Pacte international sur les Droits civils et Politiques, la Charte Africaine des Droits de l'homme., ratifiés par l'État du Sénégal, et des règles prévues par le Code de Procédure Pénale et les lois sur la CREI, depuis le début de la procédure ouverte à l'encontre de Karim Wade.

Solon les conseils de Karim Wade, cette violation des règles de procédure traduisent la volonté des autorités sénégalaises de condamner, à tout prix, Karim Wade. Ainsi, ils disent avoir constaté, une double atteinte à la présomption d'innocence par la Commission d'Instruction de la CREI .

D'après les avocats de la défense, le texte prévoit que le délit est constitué lorsque la personne mise en cause se trouve dans l'impossibilité de justifier de l'origine licite de son patrimoine, lequel doit être incontestablement rattaché à cette personne avant toute inculpation.

« Or, le Procureur Spécial et la Commission d'instruction de la CREI ont poursuivi Karim Wade sur le fondement d'un patrimoine dont ils n'avaient pas démontré préalablement qu'il lui appartenait », nous apprennent-ils.

La défense du fils de l'ancien chef de l'Etat noté aussi l'absence de mise à disposition du dossier d'enquête complet préalable à la mise en demeure en date du 15 mars 2013 et du réquisitoire introductif du 17 avril 2013. Ainsi, disent-ils, Karim Wade a été privé du droit de se défendre équitablement.

Parmi les griefs du pool d'avocat constitué pour la défense de Karim Wade, figure entre autres, l'absence de toute enquête préliminaire préalable à la seconde mise en demeure du 13 septembre 2013 et du deuxième réquisitoire introductif du 14 septembre 2013. On accuse avant d'avoir enquêté ; le non-respect par la Commission d'Instruction et la formation de jugement de la CREI, du délai de détention de 6 mois.

Au terme de ce délai impératif et non-renouvelable de 6 mois, Karim Wade devait être remis en liberté d'office ou renvoyé en jugement. Il s'y trouve toujours après 16 mois de détention éminemment arbitraire malgré de très nombreuses demandes de mises en liberté ; la réalisation d'actes d'enquêtes en dehors de tout cadre légal ; l'absence de notification préalable à la défense, en violation de ses droits, des missions confiées aux experts.

Me El hadji Amadou Sall et ses camarades, justifient les plus de 50 exceptions de nullités qui ont été soulevées par l'ensemble des prévenus, au regard de la gravité et de l'ampleur des violations des règles de droit, tout au long de la procédure.

« Interdit de le faire pendant 18 mois faute de voies de recours », lance l le collectif des avocats Karim Wade, il exige l'annulation de la procédure telle que plaidée au cours de ces derniers jours d'audience.
 


Mercredi 27 Août 2014 - 11:03



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