Procès Pistorius: l'Afrique du Sud retient son souffle

Mi-septembre, Oscar Pistorius a été reconnu coupable de violences ayant entraîné la mort. En l’absence de peine prédéfinie, le sportif peut repartir libre avec une grosse amende, être placé en résidence surveillée ou écoper d’une peine de quinze ans d’emprisonnement. La défense et l’accusation doivent négocier la sentence, avant que la juge ne tranche. Le procureur a commencé à appeler ses témoins hier, mercredi 15 octobre. Et pour convaincre la juge, il a décidé de faire entendre « la voix de Reeva Steenkamp ».



Oscar Pistorius, lors de l'audience du lundi 12 mai 2014, à Johannesburg. REUTERS/Kim Ludbrook/Pool
Oscar Pistorius, lors de l'audience du lundi 12 mai 2014, à Johannesburg. REUTERS/Kim Ludbrook/Pool
C’est une cousine de Reeva Steenkamp qui est venu témoigner « pour elle ». Kim Martin a raconté « le traumatisme » causé par la mort de la jeune femme. Quand ils ont appris le drame, les parents de Reeva se sont effondrés : « Ma tante était hystérique », a raconté Kim Martin, « mon oncle, lui, était assis dans un coin et pleurait ».
Ce témoignage a provoqué une vive émotion dans la salle d’audience. C’est la première fois depuis le début du procès que les proches de la victime font part de leurs sentiments. Une manière pour l’accusation de souligner l’impact du drame sur leurs vies.
Le parquet a annoncé qu’il appellerait deux ou trois autres témoins d’ici la fin de la semaine. Le procureur devrait notamment faire témoigner un agent des services pénitentiaires afin de montrer qu’Oscar Pistorius peut être incarcéré malgré son handicap.

Rfi.fr

Jeudi 16 Octobre 2014 - 12:17



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