Procès: ça passe ou ça casse pour Karim et Cie ce lundi

L’audience de ce mercredi n’a pas tiré en longueur. Après avoir écouté les nullités allant de l’atteinte à la présomption d’innocence, aux droits de Wade-fils et ses co-prévenus, le non-respect par la Commission d’Instruction (CI) de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), l’absence de recours possible…Au total, 27 manquements dans la procédure, soulignera Me Seydou Diagne de la défense dans sa plaidoirie du jour. Le Président Henry Grégoire Diop a envoyé l’affaire en délibéré peu après midi. Verdict lundi prochain.



Procès: ça passe ou ça casse pour Karim et Cie ce lundi
A la séance de ce mercredi 27 août, les répliques de la défense se sont poursuivies sur les réquisitoires et plaidoiries du parquet spécial et de la partie civile qui semblent dire qu'"on perd du temps. Allons aux fonds des choses". A ces derniers, les avocats de Karim Wade opposent le niet catégorique. « Qu’on nous laisse nous défendre. Chacun est dans son rôle, que chacun joue ce rôle ». Dixit Me Seydou Diagne était au front ce matin. Ce, pour dire que « toute la procédure est nulle par un effet domino sur la violations de la présomption d’innocence de leur client et la levée de l’interdiction de sortie du territoire national déjà jugé par la Cour de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle l’Etat du Sénégal refuse de se conformer ». Selon lui, depuis le 2 octobre 2012 avec la lettre sur l’interdiction de sortie du territoire national, tout le reste est nul.


Dans l’affaire, "l’Etat est même déjà condamné parce qu’il y a tellement de nullités que nous-mêmes, on ne peut pas exposer. On en découvre tout le temps. On n’a jamais vu ça, au moins 27 causes de nullités », sert le conseil de Wade-fils qui se demande « par quelle opération, nous dit-on que le compte de Monaco est un élément nouveau ». Alors que « déjà à l’enquête préliminaire dans le Procès Verbal (PV 516 du 22 novembre 2012, le gendarme interroge Karim sur ce compte. On dit que mon client l’a caché à l’instruction. Il n’y a aucun élément nouveau, le 25 décembre 2012, le Procureur spécial avait déjà saisi les autorités monégasques pour une entre-aide judiciaire. Il disposait depuis le mois de juin des résultats ». Dès lors, scande la robe noire, « l’Etat ne peut pas échapper à une nullité ».

 
Ce, d’autant plus que martèle Me Seydou Diagne : « Au monde, il n’y a que Karim Wade qui a deux (2) patrimoines. Ça commence à faire trop. L’expert Pape Abdoulaye Diack qui, outre les montants de Singapour, est partie prenante de l’enquête alors qu’il est inconnu de l’ordre des experts ». Selon la défense, de 694 puis 340 et dernièrement à 117 milliards de F CFA, le patrimoine de Karim va continuer à baisser lorsque la Cour examinera les exceptions de propriété ». Dès lors, «il ne faudra qu’une heure à la Cour avec les preuves que nous lui donneront pour voir que Karim ne pouvait pas prouver l’origine licite de la propriété de Bibo Bourgi. C’est pour cela que sa réponse à la mise en demeure ne pouvait pas être satisfaisante. S’il ne s’agissait que de ces biens, on répond dans la journée », plaide ce dernier. L’audience est suspendue jusqu’au lundi 1er septembre date du délibéré. 


Mercredi 27 Août 2014 - 16:26



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