Procès des putschistes présumés contre Jammeh : la justice libère sous caution le "cerveau" Cherno Njie

L’information qui n’est pas pour plaire au dirigeant Gambien, Yaya Jammeh vient des Etats-Unis, pays que l’autocrate gambien considère comme une puissance ennemie. Et bien, la Justice fédérale américaine a libéré Cherno Njie sous caution.



Pour rappel, Cherno Njie est nommément cité par les renseignements internes américains du FBI comme étant le bailleur et le cerveau du coup d’Etat manqué contre Jammeh le 30 décembre 2014 à Banjul. L’homme affaire Gambien qui a aussi la nationalité américain a humé l’air de la liberté partielle retrouvée grâce à la décision du juge du tribunal fédéral de Minneapolis.

Le juge a d’abord déclaré que puisque Cherno Nji a plaidé non coupable, il revient à l’accusation de prouver au-delà de tout soupçon que l’ennemi déclaré de Jammeh est bien coupable. Aux avocats de Cherno Nji, le juge leur a enjoint ainsi qu’à leur client, de prouver son innocence.

Le juge à aussi décidé que le Gambien basé au Texas peut bénéficier de meilleurs conditions au même titre que ses coaccusés Papa Faal et Alhagie Barrow, eux aussi libérés sous caution. Signalons que l’accusation qui doit faire appel de la décision du juge de libérer Cherno Nji sous caution, au plus tard vendredi dernier, ne l’a pas fait. En attendant la suite définitive  que la justice américaine va réserver à cette affaire, Cherno Nji a obtenu l’autorisation d’habiter une résidence temporaire autre que son domicile qui est toujours sous scellé.

Yaya Jammeh, dans un entretien exclusif samedi au quotidien national gambien, a promis de « balayer tous ses ennemis, où qu’ils soient dans le monde, dans l’intérêt de la paix et de la stabilité de la Gambie ». Jammeh, rapportent nos confrères de « Enquête », averti que l’exil ou le refuge ailleurs qu’en Gambie ne saurait être un gage de sécurité pour ses « ennemis », leur enjoignant de « ne pas se faire d’illusions sur ses capacités à les punir ».


Jeudi 26 Février 2015 - 11:19



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