Profanation de tombes: Pikine dans tous ses états, Koromack Faye accuse



Profanation de tombes: Pikine dans tous ses états, Koromack Faye accuse
A Pikine, l'indignation est collective . Après la série d'exhumation de corps, les populations et particulièrement celles riveraines du cimetière municipal, ont décidé d'organiser une marche de protestation le vendredi 11 décembre afin de réclamer une plus grande sécurisation du cimetière. Par la voix d'Abdoulaye Coly, des équipes de championnat populaire des navétanes ont été sensibilisées de même que des notables pour une grande procession dès la fin de la prière du vendredi. De plus les organisateurs de cette marche, sont allés à la rencontre des Imams afin qu'ils évoquent dans leurs sermons vendredi prochain, ces cas de profanation par exhumations de corps. Pas plus tard que vendredi dernier, les tombes d'un vieil homme et d'un bébé ont été profanées et une partie de leur linceul découpée. 

Pour l'heure, la mairie de la ville a installé des projecteurs pour davantage éclairer le cimetière sans compter vingt et un (21) agents par l'édile, Abdoulaye Timbo pour se positionner de jour comme de nuit autour des cimetières. "Ces pratiques ne datent pas d'aujourd'hui. Malheureusement ceux qui le font, ont les résultats escomptés...Depuis que je suis informé de ces actes, je n'ai pas cherché loin, je me suis dit que ce sont les politiciens...", accuse le saltigué Koromack Faye. Riverain du cimetière municipal, Abdoulaye Coly accuse les lutteurs. "Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe dans ce cimetière...De la terrasse de ma maison, j'ai aperçu un jour un individu se laver tout le corps debout sur une tombe. C'était en fin d'après-midi. Il y a également ces personnes influentes qui débarquent ici à bord de leur 4x4. Il leur suffit juste de baisser leur vitre pour voir s'approcher les oisifs qui squattent le cimetière et qui sont prêts à aller leur chercher du sable sur une tombe ou même des ossements. Tout le monde est au courant ici des agissements de ce lutteur de Pikine qui, ses jours de combat, passe quelques heures dans ce cimetière entouré de sa garde rapprochée", enfonce le président de l'ASC Diek-penc dans "l'Observateur". 




 


Mardi 8 Décembre 2015 - 10:23



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