Prolongation de l’arrêt de rigueur du Colonel Abdoul Aziz Ndao, son avocat dénonce

De trente (30), l’arrêt de rigueur de l’auteur du brûlot, « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise », est passé à 60 jours. Sanction prolongée donc contre le Colonel Abdoul Aziz Ndao qui n’est pas encore au bout de ses peines. L’enquête en passe d’être bouclée, l’ « ami » du Général Fall, le déclenchement du volet judiciaire en train d’être étudié.



Dans tous les cas, l’auteur du brûlot contre la gendarmerie nationale qui accuse l’ancien Haut Commandant, le Général Fall d’enrichissement illicite dans le cadre du dossier Casamance à coups de mallettes de centaines de millions, pis de meurtre dans l’affaire du défunt Président du Conseil Régional de Ziguinchor, Oumar Lamine Badji et d’Abba Diédhiou, ne semble pas au bout de ses peines. Il est question de le traduire devant le Collège de discipline dont les membres sont déjà choisis. A titre de témoin, l’accusé qui n’est autre que le Général Fall pourrait être invité à donner sa version des faits. Ce, pour une décision finale sur le sort du Colonel Ndao.

 
Au même moment, signale « l’observateur », de hauts cadres de ce corps de l’Armée confient qu’un rapport estampillé « secret » et compilant tous les renseignements a été confectionné et sera incessamment remis aux autorités supérieures de la gendarmerie chargées de donner suite à cette affaire. « Ledit document contient les résultats des recoupements d’informations contenues dans le livre en question surtout celles relatives aux accusations de malversations financières que l’auteur impute au Général Fall », souligne la source qui annonce l’audition de plusieurs collaborateurs de l’ancien Haut Commandant. Le déclenchement de l’action judiciaire en train d’être étudié en très haut lieu.

 
La crainte de la défense du Colonel est de voir que « les vrais coupables ne soient protégés et que son client ne soit martyrisé ». « On ne peut pas comprendre qu’en l’état actuel de l’évolution de notre démocratie, de tels faits d’une extrême gravité aient été dénoncés par un gradé qui en était témoin et qu’en ce stade de la procédure, ni son avocat, ni lui-même ne sont au courant de l’ouverture d’une enquête judiciaire. C’est en toute beauté, le début d’une impunité dans l’affaire», charge Me Bamba Cissé. 


Mardi 9 Septembre 2014 - 11:14



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