Quand l’Ambassadeur de France au Sénégal joue son rôle de colon



Quand l’Ambassadeur de France au Sénégal joue son rôle de colon
Le Sénégal est devenu ce curieux pays où les ambassadeurs se mêlent de façon éhontée et absolument arrogante des affaires intérieures de notre pays. Á moins que l’ambassadeur de France ait voulu démontrer qu’il incarne le figure du petit colon qui s’efforce d’utiliser quelques indigènes pour en sacrifier d’autres sur l’autel des intérêts impérialistes de la France, cette déclaration est incompréhensible. Interrogé sur une éventuelle condamnation de Karim Wade le 23 mars prochain, l’ambassadeur de France au Sénégal affirme que «c’est un non-lieu qui serait une surprise». Avant de préciser qu’«il ne s’agit point d’un souhait, mais…».


Monsieur l’ambassadeur si votre but été de dissuader à l’avance des citoyens sénégalais de leur droit inaliénable de face à l’arbitraire, c’est peine perdue. Personne ne pourra rendre amorphe notre volonté d’obliger les autorités à respecter les droits inaliénables de la personne. Complotez avec des traitres, jouer votre partition sur le piano de l’endoctrinement, influencez les faibles d’esprit, mais vous ne pourrez jamais noyer notre liberté de régler notre démocratie selon l’horloge de notre histoire et de notre culture. C’est curieux quand même que la France qui protégeait naguère Blaise Compaoré sous le fallacieux prétexte de non ingérence dans les affaires internes d’un pays soit subitement si prompte à donner son avis sur une affaire pendante devant les juridictions sénégalaise.


C’est proprement inadmissible : dans d’autres pays l’ambassade de France serait prise d’assaut par des manifestants pour laver l’affront. Si vous cherchez à légitimer d’avance une forfaiture juridique, sachez que même s’ils sont une dizaine de personnes, il y a des Sénégalais suffisamment lucides pour ne pas accepter l’abaissement et l’abrutissement démocratiques.
Ce n’est pas le pays de « Orange » qui a actionné des marionnettes locales pour l’abrogation du décret des appels entrants qui va nous faire la morale en ce qui concerne l’intérêt national.


Ce n’est pas la France qui a sacrifié Kadhafi après l’avoir impudiquement utilisé qui va nous convaincre que sa loyauté, son amitié et son souci de la bonne gouvernance vont au-delà des ses intérêts circonstanciels. 
Ce n’est pas la France qui a utilisé Wade contre Kadhafi qui va nous convaincre qu’elle respecte la dignité de nos peuples et de nos dirigeants. Vous pouvez, vous et vos tortionnaires médiatiques, tenter de nous faire croire que la CREI est un instrument juridique, mais cela ne fera que nous renforcer sur notre conviction : une telle « juridiction » est un instrument de vengeance politique que nous combattrons jusqu’au bout.


Votre pays qui s’est toujours alliée aux régimes corrompus du continent africain n’a pas de leçon de bonne gouvernance à donner à notre pays.
 Ce cannibalisme diplomatique n’est rien d’autre qu’un parti-pris manifeste dans un conflit politique interne qui est loin de révéler tous ses secrets. Vous pouvez, Monsieur l’ambassadeur, emprisonner Karim, installez vos intérêts convenablement dans notre pays, mais sachez que l’histoire est loin d’être terminée : elle vient juste de commencer et nous n’oublions jamais les offenses faites à notre peuple.
 

Alassane K. KITANE, professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès
 


Lundi 9 Mars 2015 - 12:17




1.Posté par ibrahim khalil ndao le 10/03/2015 13:37
A bas l’impérialisme français et son principal laquais.Nous prêts pour la lutte et cela jusqu'au bout et par tous les moyens.

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