Quart de siècle du conflit d’avril 1989: Interdits de manifester les réfugiés mauritaniens dénoncent le « crime » des autorités sénégalaises



Quart de siècle du conflit d’avril 1989: Interdits de manifester les réfugiés mauritaniens  dénoncent le « crime » des autorités sénégalaises
Il y a 25 ans, le 9 avril 1989 éclatait le conflit entre le Sénégal et la Mauritanie. Un quart de siècle qu’ont voulu marquer les réfugiés mauritaniens au Sénégal à travers une « manifestation pacifique » mais il fallait compter avec l’interdiction des autorités sénégalaises. Ce que regrette le coordonnateur des associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal, Aldiouma Cissokho qui déverse son amertume. « Je ne peux même pas m’exprimer pour dire ce que nous ressentons dans la mesure où on ne peut pas imaginer qu’au Sénégal, on nous interdise le droit de manifester qui est dans la constitution ». Ce d’autant plus indique ce dernier que « nous avons pris les précautions, des préalables pour informer les autorités depuis le 14 mars pour cette manifestation du 9 avril aussi bien au niveau du ministère de l’Intérieur qu’au niveau du préfet de Dakar. Et que ce sera une manifestation pacifique pour commémorer  l’événement d’avril 1989, faire des prières pour les morts et attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation en Mauritanie ».


Pour le coordonnateur des associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal sur les ondes de la Rfm, « c’est un quart de siècle » lors duquel ils voulaient dénoncer « la manière » selon laquelle  « des citoyens parce qu’ils sont noirs, on a essayé de déformer l’histoire en disant que la Mauritanie est arabe et que cette population noire, ce sont des sénégalais qui sont venus s’établir comme des migrants en Mauritanie. C’est un crime ». 


Mercredi 9 Avril 2014 - 14:55



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