Autres articles
-
Sortie du territoire d’Oumar Sarr, baisse des denrées : Idrissa Seck revient à la charge pour tirer sur le régime de Macky Sall
-
Seydou Gueye sur l'affaire Nguebla: «Il ne résulte du dossier de Makaïla Nguebla aucune preuve de menace sur sa personne susceptible de justifier le bénéfice de statut de réfugié»
-
Rapport Amnesty International : Aminata Touré ne se sent pas concernée et minimise
-
Rapport Amnesty International : Amsatou Sow Sidibé reconnaît « des erreurs d’atteintes à l’intégrité physique et aux droits élémentaires des personnes »
Refugié au Sénégal, après sa chute, le 1er décembre 1990, l’ancien président Tchadien, Hissène Habré aurait débarqué à Dakar avec un pactole de 16 milliards. Pendant 22 ans, l’ancien dictateur, ne bouffé manifestement pas seul cet argent. Qui sont les bénéficiaires de ses largesses ?
Selon le journal Lettre du continent, repris par l’Enquête, une fois au Sénégal, l’ancien chef de l’Etat a placé les fonds dans un compte ouvert à la compagnie bancaire de l’Afrique occidental (Cbao). « Le tribunal spécial chargé de juger Hissène Habré sera d’autant plus motivé pour questionner l’actuel chef du gouvernement sénégalais que le père de ce dernier, décédé en 2007, le juge Kéba Mbaye, ex-président de la Cour internationale de justice, avait également affiché sa proximité avec Hissène Habré, n’hésitant pas à intercéder en sa faveur auprès des présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade» informe « la lettre du continent ».
Des hommes politiques, des guides religieux et des personnalités de la société civile auraient bénéficié des largesses d’Hissène Habré. Plusieurs faits peuvent pousser à croire à cela. Hissène Habré a de grands soutiens au sein de la population sénégalaise. Il y a quelques années de cela, le gouvernement de Wade, après de fortes pressions de la Belgique, avait demandé à l’ancien dictateur de quitter le pays. Cela avait suscité l’ire de plusieurs religieux sénégalais ainsi que des personnalités du monde politique et de la société civile. Ce soutien a été affiché en dépit du fait qu’Habré est accusé de crimes contre l’humanité.
Son procès qui doit s’ouvrir d’ici la fin de l’année permettra certainement de lever les masques. Les bénéficiaires des largesses de l’ancien homme fort du Tchad ne vont certainement pas lâcher leur ami. Mieux, l’ancien dictateur ne va pas certainement se laisser enterrer facilement.



Editorial

