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«Qui sont vraiment les musulmans de France», s'est demandé l'Institut Montaigne

Qui sont les musulmans de France ? C'est la question posée par l'Institut Montaigne, un « think tank » libéral basé à Paris, et qui a sollicité l'institut de sondage Ifop pour réaliser une enquête sur l'islam en France. Les résultats, publiés par le Journal du dimanche, sont surprenants à plus d'un titre.



Ils seraient moins nombreux que certains le prétendent parfois : peut-être entre 3 et 4 millions, selon l'Ifop et l'Institut Montaigne. Ils représenteraient 5,6 % des plus de 15 ans vivant en France, et 10 % des moins de 25 ans. Ils sont donc jeunes, puisque 84 % ont moins de 50 ans (âge moyen : 35,8 ans, contre 53 ans chez ceux qui se déclarent chrétiens et 43 ans pour les « sans religion »). 66 % d'entre eux accordent une grande importance à la religion.

Les musulmans ressortent aussi de cette enquête majoritairement laïcs. Dans les catégories conçues par l'Ifop, les « sécularisés », « totalement laïcs même lorsque la religion occupe une place importante dans leur vie », représentent 46 % des sondés, contre 25 % d' « islamic pride », définis comme se revendiquant « avant tout comme musulmans », revendiquant « l'expression de leur foi dans l'espace public », mais rejetant le niqab et la polygamie, tout en respectant « la laïcité et les lois de la République ».

Les jeunes « ultras » surreprésentés

Les résultats du sondage réalisé au printemps par l'Ifop décrivent ainsi une population musulmane française, outre peut-être les 28 % d' « ultras », plutôt bien intégrée. Plus de la moitié vivent en couple ou en famille, et une écrasante majorité d'entre eux sont pour la mixité : 97 % des hommes acceptent de se faire soigner par un médecin du sexe opposé, comme 85 % des femmes. 89 % des hommes acceptent de serrer la main d'une femme, et la réciproque vaut pour 84 % des femmes interrogées.

 

Mais pour près d'un tiers, les « ultras », la pratique de l'islam est devenue plus complexe. Ils présentent « un profil autoritaire », relate le JDD. « Certains vivent en rupture avec les valeurs républicaines, plébiscitent le port du niqab ou de la burqa et la polygamie, écrit le journal hebdomadaire. Ils semblent surreprésentés parmi les jeunes (50 % des moins de 25 ans, 20 % à peine chez les plus de 40 ans), les inactifs et les précaires... » Il pourrait s'agir d'un « effet de génération, qui ne s'atténuerait donc pas avec la maturité ».

Source: Rfi.fr



Dimanche 18 Septembre 2016 - 11:18


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