RAPPORT BCEAO/MEF : le mode opératoire d'un pillage orchestré au Pamecas

les faits révélés par le rapport conjoint de la BCEAO et du ministères des finances et du plan détaillé sur la gestion des anciens dirigeants de Pamecas sont d’une extrême gravité :comment Pamecas a été pillé ?



RAPPORT BCEAO/MEF : le mode opératoire d'un pillage orchestré au Pamecas
Les faits révélés par le rapport conjoint de la BCEAO et du ministères des finances et du plan détaillé sur la gestion des anciens dirigeants de Pamecas sont d'une extrême gravité : comment Pamecas a été pillé ?
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le rapport révèle que l'ancien directeur General, Mamadou Touré avait loué une villa appartenant au mari de sa secrétaire au cout de 750 000fcfa par mois. Alors que le directrice général adjointe Sophie Ndiaye était locataire ...chez elle pour une facture de 500000fcfa.
A côté de ses abus, les contrôleurs ont mis en cause d'autres avantages non salariaux, c'est ainsi que Pamecas (Partenariat pour la Mobilisation de l'Epargne et le Crédit Au Sénégal) payait l'agent de sécurité du directeur 60 000fcfa, ses domestiques 60 000 fcfa ; son électricité 190 000fcfa, les factures internes de sa maison 60 000 fcfa et pour meubler sa maison 10 millions de FCFA.
Son adjoint n'est pas en reste 60.000 fcfa pour sa sécurité, 60.000fcfa pour ses domestiques,190.000 fcfa pour son électricité. Les contrôleurs pointent du doigt le non-respect de la procédure de consultation restreinte conformément aux procédures d'achat lors de l'acquisition pour le directeur général de matériels électroniques et électroménagers pour une valeur de 2,740 millions de FCFA à la date de 24 mai 2013 de même que pour les meubles pour le domicile de son adjoint, d'une valeur de 3,305 millions de FCFA toujours au frais de Pamecas.
 
Selon le rapport, le dg adjoint s'est tape un vélo de 150.000fcfa pour cet achat les contrôleurs n'ont pu voir le moindre facture. Mais le gros scandale est sans doute l'achat d'un terrain à Sangalkam par l'ancien directeur générale d'une somme de 1,7 milliards sans la moindre autorisation du conseil d'administration, alors que Pamecas connait de sérieux problème de trésorerie.
Mieux, selon Libération qui révèle le scandale, 1,5 millions étaient décaissés chaque mois pour l'entretien du terrain. Les faits sont plus aberrants que ce terrain ne présente aucun intérêt pour la société car, après deux ans ça n'a pas été exploité.

Ndeye Diakhou Ba

Jeudi 30 Octobre 2014 - 11:42



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