RCA: des élections présidentielle et législatives pour juin 2015

Les élections présidentielle et législatives en RCA initialement prévues en février prochain sont repoussées. Le groupe de contact international qui s'est réuni, mardi 11 novembre, à Bangui a entériné le nouveau calendrier proposé par l'Autorité nationale des élections qui prévoit la tenue des scrutins présidentiel et législatifs couplés en juin 2015 pour le premier tour et en juillet 2015 pour le second. Le groupe a par ailleurs entériné la tenue d'un forum de réconciliation nationale à Bangui au plus tard en janvier prochain. Le GIC appelle toutes les parties prenantes à la crise en RCA à participer à ce forum.



Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. REUTERS/Siegfried Modola
Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. REUTERS/Siegfried Modola

Au vu du retard accumulé dans la préparation des scrutins de 2015,  cette décision était plus qu'attendue. Le groupe de contact international a donc entériné le report des législatives et de la présidentielle comme le demandait la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Le GIC exige seulement que les scrutins soient terminés avant la fin août, c'est-à-dire avant que les pluies ne rendent quasi impossibles les déplacements dans le pays.

Le GIC a accepté le calendrier révisé présenté par l'Autorité nationale des élections qui fixe au mois de juin le premier tour des deux scrutins et à juillet le second. Mais avant cela le GIC attend que les Centrafricains se retrouvent au plus tard avant janvier à Bangui pour le grand forum politique proposé par les autorités de transition. Ce forum sera consacré à la réconciliation, mais aussi à la question des futures institutions politiques du pays.

La communauté internationale appelle d'ailleurs toutes les parties à participer à ce forum, y compris les différentes composantes de l'ex-Seleka. Enfin, alors qu'une délégation du Fonds monétaire international est arrivée à Bangui, le GIC soutient le redressement des finances publiques centrafricaines. La question d'une levée de l'embargo sur les diamants centrafricains a été évoquée, mais le GIC n'a pris aucun décision ou engagement sur ce point. La question est encore jugée prématurée par certains, selon un diplomate.

 

Compte tenu du retard qui a été accumulé depuis le Forum de Brazzaville et ensuite les événements d'octobre, tout le monde s'est rendu compte qu'il ne sera peut-être pas possible de tenir ces élections comme prévu en février prochain.
Abdoulaye BathilyReprésentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale

Rfi.fr

Mercredi 12 Novembre 2014 - 10:04



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