RCA : l'ONU met en garde contre un risque de «génocide»

Les affrontements entre les populations originaires du centre et de l'ouest de la RCA prennent un tour religieux depuis quelques semaines. Des représailles ont opposé musulmans et chrétiens, qui cohabitaient pourtant sans problème jusqu'à très récemment, les musulmans étant régulièrement accusés de soutenir l'ex-Seleka. Selon les Nations Unies, ces violences confessionnelles pourraient prendre de l'ampleur. A tel point que l'ONU redoute maintenant un génocide en Centrafrique.



Des combattants de la Seleka, ce mardi 10 septembre à Bangui, en route vers Bossangoa, où plus de 60 personnes ont été tuées dans les violences de ces derniers jours. AFP/PACOME PABANDJI
Des combattants de la Seleka, ce mardi 10 septembre à Bangui, en route vers Bossangoa, où plus de 60 personnes ont été tuées dans les violences de ces derniers jours. AFP/PACOME PABANDJI
La situation en RCA décrite au cours de cette réunion à l’ONU est celle d’un pays « plongé dans le chaos » et ravagé par des gangs de « brigands ». Adama Dieng, chargé de la prévention des génocides, a sonné l’alarme contre les violences religieuses. « Mon sentiment a-t-il dit, est que les communautés chrétiennes et musulmanes vont finir par s’entretuer ». Il y a, dit-il, un risque de génocide.
 
Les quelque 1.000 soldats africains déjà sur place ne suffisent pas. La France et le Rwanda ont plaidé pour l’envoi d’une force de l’ONU conséquente en RCA. Entre 8.000 et 10.000 hommes, a dit le représentant français.
 
Le problème est que plusieurs pays, à commencer par le Royaume-Uni et les Etats-Unis, sont réticents à signer pour une nouvelle opération de maintien de la paix, alors que le coût de celle, tout juste déployée au Mali, se chiffre déjà en centaines millions de dollars.
 
La RCA, disent-ils en coulisses, n’est pas leur priorité. Cette réunion avait donc pour objectif de remobiliser autour de la RCA en attendant les propositions de Ban Ki-moon attendues ce mois-ci pour renforcer les troupes de l’Union africaine et éventuellement décider de l’envoi de casques bleus.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Samedi 2 Novembre 2013 - 10:02



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