RCA: le pays durablement ébranlé par les violences de septembre

En Centrafrique, il y a un mois, le meurtre d'un jeune taxi-moto musulman embrasait la capitale. Les violences avaient duré cinq jours et les conséquences se font encore sentir à Bangui.



Soixante-dix-sept morts, plus de 400 blessés et environ 40 000 déplacés. C'est le bilan des cinq jours de violences qui ont paralysé Bangui, fin septembre.

Des violences qui ont eu un impact durablement sur le travail des humanitaires. Bon nombre d'entre eux ont été évacués les premiers jours et reviennent petit à petit dans la capitale.

Du point de vue politique, le calendrier électoral a été une nouvelle fois bouleversé. Le référendum n'a pas eu lieu, le premier tour des élections présidentielles, prévu le 18 octobre, non plus. Aucune date n'est pour l'instant fixée par l'Autorité nationale des élections (ANE). Le gouvernement reste prudent et évoque un glissement début 2016 pour pouvoir achever le processus électoral.

Côté militaire, c'est en province que les choses bougent. Les ex-Seleka du FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique) dirigé par Noureddine Adam ont tenté de descendre sur Bangui avant d'être repoussés par les forces internationales. Les tractations se poursuivent en coulisse et les rumeurs les plus folles courent dans Bangui, alimentant la paranoïa. Une paranoïa qui met à mal le processus de réconciliation pourtant bien engagé. Un habitant du quartier musulman PK5 confiait à RFI il y a quelques jours : « Nous sommes condamnés à vivre ensemble, condamnés à trouver la paix. On la trouvera. »
source:rfi.fr


Dior Niang

Lundi 26 Octobre 2015 - 08:20



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