RCA: profondes divisions chez les ex-Seleka

Depuis le départ du président Michel Djotodia, l'ex-rébellion Seleka est divisée. Certains ont suivi l'ancien président dans son exil, d'autres ont préféré rester à Bangui alors qu’une partie a rejoint son fief dans le nord de la Centrafrique. Ces derniers refusent d'ailleurs de reconnaître le processus politique qui, à leurs yeux, ne parvient pas à mettre fin aux violences.



Au temps de la toute-puissance de la Seleka, il était directeur général de la sécurité présidentielle. Aujourd'hui, réfugié dans l'extrême nord du pays, le général Arda assure disposer de plusieurs centaines d'hommes et ne reconnaît pas le processus politique en cours à Bangui.

Ce haut cadre de l'ex-rébellion appelle même le nord à faire sécession : « On a décidé de diviser le pays parce que temps que l’on n’aura pas divisé le pays, on n’aura pas la paix. Je ne suis pas d’accord ni avec la présidente Catherine Samba-Panza ni avec le Premier ministre. Maintenant, on est en train de s’organiser. D’ici trois ou quatre mois, s’il y a quelque chose, je vais réagir. »

« Agitations individuelles »

A Bangui, des milliers d'éléments de l'ex-Seleka sont toujours cantonnés. Au camp RDOT, l'un de leurs chefs, le colonel Narkoyo, récuse toute velléité sécessionniste. Tout comme l'un des ministres les plus influents de l'ex-rébellion. Herbert Gontran Djono Haba dénonce le discours du général Arda : « Ce sont des agitations individuelles, mais il n’est pas question de parler de la partition de la RCA. C’est une forme de pression par rapport à la violence continue. Aujourd’hui, nous avons décidé de faire la paix. »

De son côté, la force africaine Misca dit ne pas prendre au sérieux les velléités sécessionnistes d'officiers ex-Seleka isolés et assure que la peur a maintenant changé de camp. A l'image des anti-balaka, l'ex-rébellion montre en tout cas, elle aussi, ses divisions.


Rfi.fr

Vendredi 14 Février 2014 - 12:43



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