RDC: MSF lance un appel pour ses otages

MSF s’inquiète du sort des personnes retenues en otage par les ADF-Nalu, les rebelles ougandais qui sévissent dans l'Est de la République démocratique du Congo. Des otages parmi lesquels pourraient figurer quatre de ses collègues congolais enlevés il y a neuf mois sur le territoire de Béni.



Dans la région de Beni, au Nord-Kivu, les habitants vivent dans la crainte d'être enlevés par les ADF-Nalu.
Dans la région de Beni, au Nord-Kivu, les habitants vivent dans la crainte d'être enlevés par les ADF-Nalu.

Les quatre employés de l'ONG ont disparu depuis l'attaque de Kamango survenue le 11 juillet dernier. Une attaque imputée aux ADF-Nalu et à leurs alliés Maï-Maï. C'est la première fois que MSF s'exprime officiellement sur cette affaire. « Au début on a préféré privilégier le travail de recherche, de développement de contacts et de relations, en évitant de créer tout malentendu sous la pression médiatique, explique Manuel Lannaud, responsable de la cellule de crise de MSF tout juste de retour de RDC.

Cet appel est lancé maintenant parce que des opérations conjointes - FARDC - Monusco sont en cours contre les ADF, avec des combats parfois violents et qu'il n'y a toujours aucune nouvelle des otages. Médecins sans F rontières demande à ce que la protection des otages soit considérée comme une priorité. « Mais aujourd’hui malheureusement, après neuf mois, après avoir contacté tous les gens influents dans la région, au Congo et ailleurs, et alors qu’une opération militaire est en cours contre les groupes armés de la région depuis maintenant deux et demi, qu’elle entre dans sa dernière phase d’après les FARDC, on voudrait juste s’assurer que la FARDC, la Monusco qui les soutient, respectent leurs engagements en termes de protection des civils, de nos collègues, les collègues de MSF, poursuit Manuel Lannaud. Mais on parle aussi de plusieurs centaines d’otages congolais disparus au cours des dernières années dans la zone et dont les familles sont aussi sans nouvelles ».

Et le message s'adresse plus précisément aux employés de MSF détenus. « Si on pouvait envoyer un message à Chantal, Philippe, Richard et Romy, on voudrait leur dire qu’on est là. On ne baisse pas les bras. Depuis neuf mois on les cherche. On est avec eux, avec leurs familles, avec l’ensemble de leurs collègues. On espère les retrouver très bientôt ».

Source : Rfi.fr
 



Mardi 8 Avril 2014 - 11:32



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