RDC: ONG et société civile s'insurgent après un naufrage meurtrier

En République démocratique du Congo (RDC), beaucoup de questions demeurent sans réponses après le naufrage d'une baleinière qui s'est produit sur le fleuve Congo à 1 heure du matin dans la nuit du 22 au 23 décembre. Le drame a eu lieu à une trentaine de kilomètres de la localité d'Isangi, dans la Province orientale. Le bilan toujours provisoire fait état d'une trentaine de morts et de 60 disparus, mais pourrait encore s'alourdir.



La Croix-Rouge et la société civile d'Isangi pointent un chargement excessif de l'embarcation qui a fait naufrage dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014. Ici, un bateau sur le fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville, le 16 février 2013.
La Croix-Rouge et la société civile d'Isangi pointent un chargement excessif de l'embarcation qui a fait naufrage dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014. Ici, un bateau sur le fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville, le 16 février 2013.

Des membres de la Croix-Rouge locale sont arrivés sur les lieux du naufrage d'une baleinière sur le fleuve Congo. Le président de la Croix-Rouge  en RDC, Dominique Lutula Kitoko, en appelle à la responsabilité de chacun afin qu'aucun nouveau drame ne se reproduise sur les eaux congolaises.

« Les autorités insistent pour que les gens respectent les conditions d’embarquement et de voyage sur le bateau, déplore-t-il. Mais c’est comme si les gens n'en tenaient pas compte. Il faut peut-être un peu plus de rigueur dans les voyages sur nos rivières et même sur nos lacs ».

Officiellement 39 personnes à bord

Le bateau avait officiellement à son bord 39 personnes, mais des témoins parlent de quelques 250 passagers. Pour le président de la société civile de Isangi, Jérémie Imomola, les réglementations n'ont, de toute évidence, pas été respectées.

« Il y a des chargements qui débordent de la limite acceptable (…), alors que les autorités compétentes pouvaient réglementer le chargement de cette baleinière. Le commissariat fluviale voit comment le chargement se fait ! Nous avons parlé [de ce problème NDLR] à maintes reprises. Nous avons demandé que cette situation soit bien réglementée. Au niveau du territoire, des décisions ont été prises et jusque là, ces décisions ne s’exécutent pas. »


Rfi.fr

Dimanche 28 Décembre 2014 - 01:56



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