RDC : après la défaite du M23, l'ONU s'inquiète pour l'avenir des ex-rebelles

Cela fait un peu plus de deux semaines que les rebelles du M23 ont renoncé au combat dans l'est de la République démocratique du Congo. Une victoire pour les autorités, mais une quarantaine d'autres groupes armés sont toujours actifs dans la région. Kinshasa leur a donné jusqu'à la fin du mois pour rendre les armes. A en croire le gouvernement à Bangui, des milliers de combattants se sont déjà rendus, mais contrairement à ce qu'il avait promis, il ne leur a versé aucune aide pour l'instant. La mission de l'ONU en RDC s'inquiète pour l'avenir de ces ex-insurgés.



Des enfants congolais jouent sur un tank du M23 abandonné près de Goma lorsque les rebelles ont décidé de rendre les armes. REUTERS/Kenny Katombe
Des enfants congolais jouent sur un tank du M23 abandonné près de Goma lorsque les rebelles ont décidé de rendre les armes. REUTERS/Kenny Katombe

Selon les autorités, ils sont plus de 1400 ex-rebelles à s’être rendus à l’armée congolaise, depuis le début du mois, au Nord-Kivu. 400 d’entre eux seulement sont des ex-membres du M23. Les autres, pour la plupart, appartiennent aux groupes des Nyatoura, et des APCLS, Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain.
 

Des groupes armés qui ces dernières années se sont à plusieurs reprises battus aux côtés de l’armée congolaise. Aujourd’hui encore, ces combattants affirment avoir aidé les FARDC dans leur offensive contre le M23 à Rutshuru et Kiwanja notamment. En échange, ils espèrent une intégration dans les forces armées congolaises.

La mission des Nations unies, elle, héberge un peu moins de 200 ex-combattants à Goma, la majorité d’entre eux, issue des rangs du M23.
 

Mais, la grande question désormais, c’est que vont devenir tous ces anciens rebelles et tous les autres qui risquent de rendre les armes si de nouvelles offensives ont lieu. Kinshasa a annoncé à plusieurs reprises un plan de désarmement, et une aide pour réintégrer ces personnes dans la vie civile. Mais selon les Nations unies, concrètement, aucun document n’a été mis sur la table ni une stratégie élaborée.
 

Résultat, la Monusco s’inquiète, car il faut héberger et nourrir bien sûr ces personnes, mais aussi décider ce qu’elles vont devenir dans le futur : leur proposer des formations ou un travail notamment.
 

Des sources bien informées évoquent un projet de relocalisation de force de ces 1600 ex-combattants dans la province de l’équateur, dans l’ouest du pays, à plus de 800 km de Goma. Un projet qui fait craindre le non respect des droits de ces ex-combattants.

Source : Rfi.fr
 


Dépéche

Vendredi 22 Novembre 2013 - 09:52



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