RDC: la CPI examine l’appel de l’ex-chef de milice congolais Lubanga

La Cour pénale internationale (CPI) examinait, ce lundi 19 mai, l'appel de son premier condamné, l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, reconnu coupable en 2012 de l'enrôlement d'enfants soldats en Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). A l’issue du premier procès en première instance de la CPI, Thomas Lubanga, 53 ans, avait été condamné à quatorze ans de prison.



Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga lors de son premier procès en première instance de la Cour pénale internationale (CPI), le 10 juillet 2012.
Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga lors de son premier procès en première instance de la Cour pénale internationale (CPI), le 10 juillet 2012.

La Cour pénale internationale a débuté, ce lundi, l'examen de cet appel avec l'audition d'un des deux témoins présentés par la défense. Il s'agit d'un Congolais, ancien membre de la garde rapprochée de l'ex-chef de l'Union des patriotes congolais. L'homme se dit aujourd'hui âgé de 31 ans, ce qui implique qu’il avait une vingtaine d'années à l'époque du conflit.

Et c'est justement sa date de naissance, le 8 avril 1983, selon lui, qui était aujourd’hui au cœur des débats. Cependant, lorsque la procureur lui fait remarquer qu'il n'a jamais vu son acte de naissance, le témoin est incapable d'expliquer de quelle manière il a appris le jour exact de sa naissance. « Je ne sais pas comment répondre à cette question », a-t-il simplement répondu.

Après l’audition des deux témoins de la défense, l’ancien chef de milice pourra lui-même, dès mardi, s’adresser en personne à ses juges s’il le souhaite.

Thomas Lubanga avait été reconnu coupable, en 2012, d'enrôlement d'enfants soldats en Ituri. A l'époque, l'ancien chef de guerre congolais était le premier condamné de la CPI, créée en 2003. Il avait alors été condamné à quatorze ans de prison pour avoir intégré à ses troupes de l'UPC des enfants de moins de 15 ans et pour les avoir fait participer aux combats entre 2002 et 2003 pendant la guerre civile dans l'est de la RDC. 

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mardi 20 Mai 2014 - 08:07



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