RDC: le NDC-Rénové du chef Guidon, pointé du doigt dans l'attaque de Buleusa

Lui et ses hommes sont accusés d'être derrière l'attaque survenue jeudi 17 juin 2016 à Buleusa, à la limite des territoires de Walikale et Lubero au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC. Ils sont accusés d'avoir ouvert le feu contre des soldats congolais et des casques bleus sud-africains, pour tenter d’empêcher une distribution de nourriture à des déplacés. Le bilan des affrontements est d'au moins sept morts dans les rangs des miliciens, et des dizaines de blessés. Le nom de ce chef de guerre : Guidon.



En République démocratique du Congo, depuis 2014, Guidon est à la tête d'un groupe armé baptisé NDC-Rénové, devenu en quelques mois l'un des plus importants du Nord-Kivu, dont il est longuement question dans le dernier rapport du groupe d'experts des Nations unies sur le Congo.
 
Selon la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), le groupe dirigé par Guidon compterait entre 300 et 500 membres et son quartier général est établi à Irameso, dans le territoire de Walikale.
 
Le NDC-R est né en juillet 2014. Guidon était auparavant l'adjoint d'un autre chef rebelle influent, Sheka, mais décide de créer son propre mouvement. Des branches entières du groupe de Sheka le suivent dans sa dissidence.
 
Hostiles aux FDLR
 
Dans une note datée de cette époque, que les experts des Nations unies ont pu se procurer, Guidon accuse son ex-mentor Sheka de s'être trompé d'ennemi, en combattant les Forces armées de RDC (FARDC) en lieu et place des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
 
Lui veut faire de la lutte contre les rebelles hutus rwandais une priorité, avec pour revendication d'intégrer in fine l'armée congolaise. Selon plusieurs témoignages recueillis pas les experts, Guidon et ses hommes se seraient mêmes « cooordonnés avec certains officiers FARDC pour combattre les rebelles hutus rwandais FDLR ».
 
Certains soldats congolais leur auraient même « fourni des munitions ». Pourtant, du côté des FARDC, on estime que les affrontements de jeudi sont bien la preuve de la « neutralité de l'armée congolaise ».


Source: Rfi.fr


Samedi 18 Juin 2016 - 06:59



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