RDC: le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

En République démocratique du Congo, le Rassemblement de l'opposition a remis hier jeudi 4 août au groupe de soutien sa liste de détenus qu'il considère comme des prisonniers politiques. Leur libération est l'un des conditions préalable à la participation du rassemblement au dialogue. Une réunion qui s'est tenu à Limete au domicile d'Etienne Tshisekedi, l'opposant historique. Le groupe de soutien à la facilitation de l'Union africaine est venu pour tenter de convaincre le président de l'UDPS et ses alliés de rejoindre au plus vite le dialogue et d'accepter le facilitateur de l'Union africaine, Edem Kodjo qu'ils récusent.



RDC: le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement
Le groupe de soutien a commencé la journée par se réunir autour d'Edem Kodjo pour faire le point sur les avancées et les points de blocage rencontrés par le facilitateur de l'Union africaine. Chaque représentant des organisations qui le composent (ONU, UE, UA, OIF et les deux organisations sous-régionales, la Communauté de l'Afrique australe et la Conférence des Grands lacs) a pris la parole pour donner sa vision et ses sensibilités : une réunion à huis clos de 3h, suivie d'un déjeuner de travail qui en prendra deux de plus, entrecoupé par de brefs entretiens avec certains des acteurs politiques, et par des coups de fil pour tenter de confirmer un rendez-vous avec la majorité qui n'a toujours pas fixé d'horaire.

Une discussion «très franche»

« On ne voit pas pourquoi on devrait les voir, c'est l'opposition qui refuse le dialogue », disait dans un premier temps un responsable de la majorité. Finalement, la situation se débloque, rendez-vous est pris pour ce vendredi matin, alors que l'imposant convoi du groupe de soutien, sans le facilitateur Edem Kodjo, prend la route de Limete et du domicile d'Etienne Tshisekedi, l'opposant historique.

C'est tout le conseil des sages du Rassemblement de l’opposition qui est réuni autour de lui. Une discussion très franche, dit l'envoyé spécial de l'ONU pour les Grands lacs Saïd Djinnit. Si le groupe de soutien a tenté de convaincre l'opposition d'accepter Edem Kodjo, le facilitateur qu'elle récuse, le Rassemblement est resté ferme. « Notre position est irrévocable quelles qu’en soient les conséquences », aurait même dit l'opposant historique, Etienne Tshisekedi en guise de conclusion.

A l'issue de la rencontre, Bruno Tshibala, de l'UDPS, a pris la parole au nom du Rassemblement de l'opposition. « Le Rassemblement a rappelé le préalable qu’il avait posé lors de la rencontre de Bruxelles au groupe de facilitation. Il s’agit 1/ de la transformation du groupe de soutien à la facilitation en un groupe international de facilitation, 2/ de l’opportunité d’avoir un comité préparatoire, 3/ la décrispation effective de la situation politique par la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir et 4/ le non dédoublement des partis politiques. Le groupe de soutien a enregistré ces préoccupations et a promis d’aller les étudier et de nous réserver une réponse appropriée ».

rfi.fr

Vendredi 5 Août 2016 - 08:25



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