RDC: qui a tué le colonel Mamadou Ndala ?

Le verdict du procès des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala est très attendu et sera scruté de près en RDC, lundi 17 novembre. Assassiné le 2 janvier dernier par un tir de roquette, il est considéré comme l’un des héros de la guerre contre la rébellion du M23. Les Congolais ont donc suivi ce procès de près tout en étant sceptiques quant à sa capacité à faire la lumière sur ce qu’il s’est exactement passé. Une vingtaine de prévenus sont poursuivis, parmi lesquels huit civils, quatre officiers supérieurs des FARDC et deux anciens gardes du corps du colonel Mamadou Ndala.



Des soldats FARDC escortent le cercueil du colonel Mamadou Ndala pour son inhumation à Kinshasa, le 6 janvier. AFP PHOTO/KOKOLO
Des soldats FARDC escortent le cercueil du colonel Mamadou Ndala pour son inhumation à Kinshasa, le 6 janvier. AFP PHOTO/KOKOLO

Avec 23 prévenus, le procès aura duré à peine plus d’un mois. Six semaines, pendant lesquelles la principale difficulté pour le ministère public aura été de produire des preuves matérielles, des éléments prouvant l’implication directe des suspects dans l’assassinat du colonel Mamadou.

Au final, un seul prévenu est directement accusé d’avoir organisé l’attaque le 2 janvier dernier. Le colonel Birocho Nzanzu est accusé par l’un des ses hommes et un témoin ex-rebelle d’avoir été l’intermédiaire entre l’armée congolaise et les rebelles ougandais pour organiser l’attentat.

La défense, de son côté, a jusqu’au bout, remis en question la véracité de ces témoignages. Des preuves trop fragiles, selon elle, pour incriminer le colonel qui serait plutôt un bouc émissaire, selon ses avocats

Autre difficulté : dès le départ, ce procès en public et en plein air a vu sa crédibilité égratignée quand au deuxième jour du procès, le seul témoin de l’assassinat du colonel Mamadou, son chauffeur, est subitement décédé. Une bonne partie de la population est donc sceptique quant à la capacité de ce procès à faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé et notamment sur de possibles complots et trahisons au sein même de l’armée congolaise.


Rfi.fr

Lundi 17 Novembre 2014 - 10:39



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