RDC: un rapport pointe une répartition inégale du budget de l’Etat

En RDC, la Ligue congolaise de lutte contre la corruption vient de rendre public un rapport sur l'analyse de l'exécution du budget de l'année 2014. Parmi les points saillants, une faible mobilisation des recettes, ce qui laisse craindre à l'organisation qu'il y ait eu des détournements, mais aussi une répartition inéquitable des ressources publiques entre les différentes institutions publiques. La présidence, la primature, l'Assemblée nationale et le Sénat, qui ont la mainmise sur la conception et l'exécution du budget, s'alloueraient l'essentiel de ces ressources, au détriment de certains ministères et de la Commission électorale.



Pour ce qui est de la mobilisation des ressources, la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) félicite la police pour avoir atteint 81,5% de ses assignations pour 2014. Pour ce qui est des régies financières, la Direction générale des impôts fait mieux avec 85%, mais le mauvais payeur, ce serait l'Etat lui-même, présidence, primature, ministères, députés ne paieraient que la moitié de ce qu'ils doivent en termes d'impôts.

Le gouvernement mauvais payeur également pour ce qui est de l'électricité et de l'eau, respectivement à hauteur de 12% et d'environ 6% de qu'il aurait dû verser, ce qui selon la Licoco pourrait expliquer que la SNEL et la Regideso ont du mal à offrir au peuple congolais un service de qualité. Pas de restriction en revanche pour les dépenses d'habillement et d'alimentation. Des frais qui, pour chaque institution, se comptent en millions de francs congolais quand « leurs responsables ont des salaires adéquats pour s'habiller et se nourrir », dénonce la Licoco.
 

Pour la présidence, la primature, l’Assemblée nationale et le Sénat, la Licoco estime que ces quatre institutions auraient reçu en 2014 près de 132 millions de dollars. Plus, dit la Licoco, que le budget de l'éducation, la santé et les transferts faits aux provinces et aux entités décentralisées. La Ligue de la lutte contre la corruption estime qu'avec cet argent, il aurait été possible de financer les élections des députés provinces, des gouverneurs et des sénateurs.
source:rfi.fr


Dior Niang

Lundi 7 Décembre 2015 - 10:59



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter