RDC: une juge dénonce des pressions lors d’un jugement contre Katumbi

L'affaire fait grand bruit en RDC. La juge Chantal Ramazani Wazuri dénonce des pressions qu'elle a subies pendant le procès pour spoliation immobilière qui visait Moïse Katumbi. La présidente du tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi, demande de ne pas considérer sa signature et met en cause l'Agence nationale des renseignements (ANR). Les réactions sont diverses. Madame Chantal est recherchée et les réseaux sociaux la situent déjà aux Etats-Unis.



RDC: une juge dénonce des pressions lors d’un jugement contre Katumbi
Dans sa lettre au ministre de la Justice, et dont RFI s'est procuré une copie, Chantale Ramazani Wazuri, présidente du tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi, dénonce ce qu'elle appelle des contraintes physiques et morales exercées sur sa personne dans le procès de spoliation immobilière intenté contre Moïse Katumbi Chapwe. Cette juge affirme qu'elle a été obligée de condamner l'opposant à trois ans de prison, entrainant ainsi l'inéligibilité de l'ex-gouverneur du Katanga au cas où il serait candidat à la présidence de la République.

Réplique vigoureuse du collectif des avocats d'Emmanuel Stoupis, le Grec qui avait porté plainte contre Moïse Katumbi. C'est un montage pour discréditer la justice congolaise, déclare Me Clément Tshitembo. Pour sa part, la cour d'appel de Lubumbashi parle dans un communiqué de manipulation après des nombreuses tentatives de corruption des magistrats. Mardi, les avocats de Moïse Katumbi, eux, ont dénoncé devant la presse à Kinshasa les irrégularités dans ce procès et l'acharnement contre leur client.

rfi.fr

Jeudi 28 Juillet 2016 - 14:10



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