RDC: vers la fin de la mission des Nations unies

La mission des Nations unies au Congo prépare son départ selon le chef de la Monusco, Martin Kobler. Etudier une stratégie de retrait a même été inscrit dans la dernière résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui renouvelait le mandat de la mission pour un an, avec un budget réduit de 73 millions de dollars. La mission de l'ONU au Congo a été présentée comme la plus chère au monde et elle est en place depuis 15 ans.



La Monusco a rappelé son engagement à lutter contre tous les groupes armés en RDC. REUTERS/Kenny Katombe
La Monusco a rappelé son engagement à lutter contre tous les groupes armés en RDC. REUTERS/Kenny Katombe

Il y a bien sûr la contrainte financière. Les pays bailleurs de fonds, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en tête, trouvent la facture lourde. On parle d'un milliard et demi de dollars de budget par an pour 22 000 personnes déployées, des civils comme des militaires.

Malgré son récent succès contre les rebelles du M23 et même si depuis la seconde guerre du Congo - quand le premier casque bleu a foulé le sol congolais en 1999 - la situation du pays a changé, cette mission a toujours été très critiquée, notamment par le gouvernement congolais avec qui les relations sont régulièrement tendues, sur des problématiques de droits de l'homme ou plus récemment sur le peu de progrès dans les opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Alors, un départ oui, mais graduel, comme l'explique Martin Kobler, le chef de la mission : « On ne va pas quitter [le pays] demain, non. On a maintenant un mandat pour une autre année, mais il faut préparer une stratégie de retrait. C’est un processus graduel, mais c’est clair qu’on doit définir tout d’abord les critères qui doivent être remplis avant que la Monusco parte du pays ».

En théorie, ces critères devraient être le désarmement par la force de tous les groupes armés ou la création d'une armée nationale capable d'y faire face, deux options difficiles à réaliser à court terme, mais aussi et surtout la tenue d'élections libres et démocratiques. La prochaine présidentielle est officiellement prévue en 2016.


Dépêche

Jeudi 3 Avril 2014 - 16:52



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