Rapport2014 Grant Thornton : les atouts et faiblesses de la croissance au chevet du PSE

A quelques jours du Groupe Consultatif de Paris, Le Cabinet Grant Thornton publie son rapport 2O14 sur « l'objectif croissance et orientations budgétaires du Sénégal ». Les quelque point soulevés par le leader mondial en audit et conseil, constituent sans doute les clefs de voute de la croissance et mais aussi des arguments sûrs pour réussir les consultations de Paris.



Rapport2014 Grant Thornton : les atouts et faiblesses de la croissance au chevet du PSE

Dans le rapport du cabinet Grant Thornton Sénégal, les secteurs suivants ont été identifiés comme offrant des opportunités d'investissements :

Agriculture : le pays dispose d'un grand potentiel hydrologique et foncier ; en outre, le climat est favorable à l'agriculture d'exportation de produits de contre saison. Le Sénégal est, par ailleurs, un grand importateur de riz alors que le potentiel rizicole de la vallée du fleuve n'est pas totalement exploité.

Télécommunications : le Sénégal bénéficie d'un avantage comparatif grâce à ses infrastructures numériques de très haute qualité. Le rapport McKinsey, The internet's transformative potential in Africa, paru en novembre 2013 classe le Sénégal 9ème mondial et premier pays en Afrique en matière de contribution de l'internet à la formation du PIB (3.3%).

Tourisme : le pays offre des opportunités pour le développement du tourisme médical et du tourisme d'affaires grâce à une position géographique privilégiée et l'existence d'infrastructures hôtelières de qualité. Le Sénégal est, en outre, classé 5ème pays (sur 135) le plus généreux envers les étrangers d'après le World Giving Index 2013.

Habitat social : le Gouvernement a adopté un programme décennal qui prévoit la construction de 12 000 logements sociaux annuellement. D'autres opportunités sont offertes aux investisseurs privés, avec notamment le projet de construction d'un pôle urbain de Diamniadio, à 35 km de Dakar.

Mines : le Sénégal dispose d'un potentiel important avec des gisements d'or, des réserves de zircon et d'ilménite, du phosphate, du fer, du marbre et des sables extra-siliceux.

Compétitivité : le Sénégal peut mieux faire
La mise en place d'un environnement des affaires favorable au secteur privé a constitué un élément clé de la politique du gouvernement. Les résultats enregistrés par le pays ne sont pas encourageants. Le rapport «Doing Business 2014» classe le Sénégal 178ème sur un total de 189 pays. Au plan Africain, le Sénégal se classe au rang de 39ème sur 47 pays. Cette situation a sans doute corollaire du fait que sur les dix (10) domaines de réformes, le Sénégal n'a procédé qu'à une seule réforme portant sur la mise en œuvre du nouveau Code des Impôts.


Gouvernance et gestion des biens publique
Engagé sur une traque sans merci des biens mal acquis, le Sénégal à fait des progrès sur gouvernance et la gestion des ressources humaines. Les progrès sur l'indice Mo Ibrahim en est soute doute la preuve. Son score qui était 56.2/100 en 2012, est passé à 61/100, lui permettant de passer de la 16ème à la 10ème place. Au total, le Sénégal a fait des progrès, mais doit déployer des efforts pour améliorer durablement ses indicateurs de gouvernance. Ainsi, le cabinet place beaucoup d'espoir sur l'OFNAC qui doit permettre une gestion beaucoup plus vertueuse des biens publics et de sortir le Sénégal de la « zone rouge » en 2014.

Emploi et énergie, « talons d'Achille » de la croissance
Prés de 100 000 diplômés se présentent annuellement sur le marché du travail, alors que les nouveaux contrats d'emploi dans le secteur formel sont inférieurs à 30 000. Le Gouvernement cible le secteur agricole et l'agro-industrie comme source de création d'emplois. Mais, il est important selon le cabinet « d'envisager des mesures de formation afin d'adapter les compétences des jeunes aux besoins du marché du travail. De telles mesures vont contribuer à promouvoir l'employabilité ».

Pour ce qui est de l'Energie, en 2012, le fardeau financier supporté par l'Etat a représenté 180 milliards de francs CFA, soit 2.5% du PIB. Ce montant intègre à la fois la compensation tarifaire et les transferts à la SENELEC pour faire face à ses difficultés de trésorerie. Le Gouvernement s'est résolument engagé dans un programme de renforcement du système d'offre et d'amélioration du mix énergétique à l'horizon 2017. Toutefois, des retards ont été relevés dans le rythme de préparation et d'exécution de certains projets.

Les voies de l'émergence
Le cabinet auteur de ce rapport préconise que Sénégal poursuive la mise œuvre des réformes nécessaires à la levée des contraintes majeures à la croissance économique. Il s'agira en premier lieu de consolider la stabilité macroéconomique et d'appliquer des politiques microéconomiques d'amélioration de l'environnement des affaires.

En outre, l'élargissement de l'accès aux services financiers, la disponibilité de l'énergie à des coûts compétitifs et le relèvement de la qualité du capital humain du pays, constituent des facteurs déterminants pour atteindre les objectifs de croissance recherchés.
Le Sénégal dispose, à travers le Conseil Présidentiel de l'Investissement (CPI), d'un cadre de dialogue vertical entre le Chef de l'Etat et le secteur privé, qui favorise le partenariat dans la prise de décisions stratégiques. Selon le cabinet Thornton, ce partenariat doit être renforcé pour traduire dans les faits le rôle moteur du secteur privé dans le processus de croissance économique.



Jeudi 20 Février 2014 - 18:28



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