Real, PSG, Liverpool, record: Dix questions pour une Ligue des champions

Le Real pour un doublé, le PSG vers une demie, Raul effacé des tablettes : pour vous on s’est posé 10 questions sur l'édition 2014/2015 de la Ligue des champions.



Le Real peut-il réussir l’impossible ?

Après avoir attendu douze ans sa Decima, le Real va-t-il enchaîner avec une "Undecima", ou repartir pour une disette de plusieurs années ? Conserver la Coupe aux grandes oreilles représente un défi énorme pour les hommes d’Ancelotti. Depuis l’AC Milan en 1989 et 1990, aucun club n’a réussi à garder le trophée de la plus relevée des compétitions européennes. L'AC Milan (1994), l'Ajax (1996), la Juventus (en 1997) et Manchester United (en 2009) sont les quatre clubs à s’être approchés le plus du doublé en enchaînant sur une finale l’année suivant leur victoire. L’an dernier, Madrid a réalisé le parcours idéal, avec 16 points en poule et des victoires nettes sur ses adversaires. Le club a aussi pu compter sur un Cristiano Ronaldo exceptionnel auteur de 17 buts, un record absolu. Reproduire une telle intensité deux années de suite sera un pari difficile à tenir.

Les joueurs du Real Madrid, vainqueurs de la Ligue des champions, entourent le trophée
Les joueurs du Real Madrid, vainqueurs de la Ligue des champions, entourent le trophée - AFP

Les clubs français doivent-ils espérer mieux qu’un quart ?

Ils seront deux à représenter la France mais pas avec les mêmes espoirs. Pour son retour, l’ASM peut difficilement voir aussi loin, surtout après avoir perdu James Rodriguez et Falcao. S’il doit y avoir un club français dans le dernier carré pour la première fois depuis Lyon en 2010, le PSG fait figure de candidat idéal. Il devra enfin dominer un mastodonte de la scène européenne dans une confrontation aller/retour. Depuis deux ans, le scénario se répète. Après un parcours (quasi) sans faute jusqu’en quart, le club de la capitale échoue à valider son billet pour les demies, en faisant jeu égal, ou pas loin, avec plus expérimenté que lui (Barcelone puis Chelsea). Le PSG espère voir plus grand.

Cavani lors de la défaite du PSG face à Chelsea en 2014.
Cavani lors de la défaite du PSG face à Chelsea en 2014. - Panoramic

Après des finales de Coupe d’Allemagne (2012) et de Coupe du roi (2013), le retour de la FA Cup ?

Les finales des deux dernières éditions ont offert des duels 100% nationaux. Les chances apparaissent faibles, mais l’Angleterre rêve de prendre la suite et de placer deux clubs en finale, comme en 2008 (Manchester United - Chelsea en finale). Après trois années hallucinantes avec à chaque fois trois représentants en demies (de 2007 à 2009), les clubs anglais ont connu une nette baisse de régime. Seul Chelsea s’est hissée en demi-finale (deux fois) au cours des trois dernières éditions. Mais City et son effectif pléthoriques pourraient enfin passer un cap, Arsenal ne plus se contenter des accessits ou les Blues surfer sur le retour de Mourinho. Pour ça il faudra cesser de se casser les dents sur les clubs allemands ou espagnols. Réponse le 06 juin au Stade olympique de Berlin.

Les supporters du Bayern Munich et ceux du Borussia Dortmund le 25 mai dernier à Wembley lors de la finale de Ligue des Champions.
Les supporters du Bayern Munich et ceux du Borussia Dortmund le 25 mai dernier à Wembley lors de la finale de Ligue des Champions. - Le Buzz

Le Barça va-t-il poursuivre son exceptionnelle régularité ?

Depuis sept ans, Barcelone accède au moins au top 8 européen. Une régularité sans égal en Ligue des champions. Eliminé en quart l’an dernier, le club catalan n’avait plus connu pareille "sortie prématurée" depuis la saison 2006/2007. Pour mesurer la performance, il faut rappeler qu’en une décennie, c’est la seule équipe à avoir gagné plus d’une Ligue des champions (3 en tout). Une fois encore le Barça arrive dans la peau d’un vainqueur potentiel. Et il n’y a aucune raison qu’il ne rallie pas les quarts pour la huitième fois d’affilée. Son absence à ce stade de la compétition serait plus qu’une surprise, un cataclysme. Mais de leur résultat final dépendra la réponse à une autre interrogation : l’élimination face à l’Atletico était-elle un simple accident ou l’affirmation d’une tendance lourde ?

Andres Iniesta Lionel Messi Barcelone
Andres Iniesta Lionel Messi Barcelone - AFP

Adieu le record historique pour Raul ?

La question exacte serait plutôt quand l’ancien du Real va-t-il perdre son statut de meilleur buteur ? Dès les poules ? Ou faudra-t-il attendre la phase finale ? Derrière l’attaquant espagnol et ses 71 réalisations, deux génies du but poussent très fort. Cristiano Ronaldo en est à 68 réalisations dans la compétition-reine, à trois unités du record de son aîné et une unité devant Lionel Messi (67 buts). Sauf blessure longue durée des deux ou suspension de la compétition ou... tout autre raison improbable, le record de Raul devrait rapidement être effacé des tablettes. Par qui ? CR7 n’a besoin que de quatre buts, la Pulga de cinq. Depuis la saison 2007/2008, les deux ont toujours dépassé ces totaux en une édition. Finalement, la seule question qui s’impose est la suivante : des deux, quel sera le meilleur buteur de l’histoire à l’issue de la saison ?

Raul sous le maillot du Real en 2009
Raul sous le maillot du Real en 2009 - Panoramic

Et l’Italie dans tout ça ?

Comme la France, l’Italie n’a plus placé d’équipe en 1/2 depuis l’édition 2009/2010, année de la victoire de l’Inter Milan. Pour l’Hexagone la situation relève de l’ordinaire. Elle est une anomalie pour un pays qui a glané 12 titres en Coupe des clubs champions puis en Ligue des champions. La Roma et la Juventus tenteront de mettre fin à la mauvaise série. Mais quatre ans après, le club dirigé par Rudi Garcia retrouve une compétition qui demande de l’expérience et sera dans la "poule de la mort" (Bayern, City, CSKA). Dominatrice sur la scène nationale depuis trois ans, la Juventus est moins performante dans les joutes européennes. Elle reste sur une élimination chaotique dès les poules après une défaite à Galatasaray. Mais avec un effectif qui n’a rien à envier aux grandes écuries (Tevez, Pogba, Vidal, Pirlo) et qui n’a rien perdu de sa qualité au mercato, la Juve a de quoi effacer cette humiliation et retrouver le haut de l’affiche.

Pirlo et Paul Pogba Juventus 2013
Pirlo et Paul Pogba Juventus 2013 - AP/LaPresse

Que faut-il attendre du retour de Liverpool ?

Quatre ans après, Liverpool retrouve l’élite européenne. Steven Gerrard en salive déjà : "Quand on regarde la Ligue des champions et qu'on n'en fait pas partie, on jalouse, on envie ceux qui la jouent et qui entendent sa musique. (...) Je mourais d'envie de la connaître à nouveau, même une seule fois." Le capitaine des Reds a tout vécu dans cette compétition. De la folle soirée d’Istanbul de 2005 (victoire aux tirs au but après avoir été mené 3-0 par l’AC Milan) à la sortie sans gloire dès les poules lors de sa dernière participation. Entretemps, il a aussi perdu une finale (2007) et joué une demie, de quoi se morfondre lors des années sans C1. Son vécu ne sera pas de trop pour un effectif orphelin de Luis Suarez et sans expérience démesurée de la compétition.

Liverpool a corrigé Tottenham à White Hart Lane
Liverpool a corrigé Tottenham à White Hart Lane - AFP

Guardiola peut-il faire gagner une autre équipe que le Barça en Europe ?

Suite à la leçon munichoise infligée au Barça en demie de l’édition 2012/2013, le Bayern semblait taillé pour réaliser la passe de deux. Mais les Bavarois, transformés en profondeur par leur nouvel entraîneur Pep Guardiola, ont dû s’incliner en demie face au Real. Après un an sur le banc, l’Espagnol a implanté une nouvelle identité au club allemand. Si la transformation a déjà été concluante sur le plan national, cette saison pourrait être l’occasion de prouver que son système marche pour les joutes européennes du Bayern. Munich a en tout cas l’effectif et la valeur collective pour réaliser une belle compétition.

Pep Guardiola, 2014
Pep Guardiola, 2014 - AFP

Une surprise, oui mais quelle surprise ?

Il y a eu l’Apoel Nicosie en 2011. Le club chypriote avait atteint les quarts de finale de la compétition. Depuis, aucun club de cette taille n’a réalisé pareille performance. Cette année, le Bate Borisov semble dans le groupe le plus homogène (Porto, Donetsk, Bilbao) mais le chemin s’annonce long comme pour Ludogorëts, Malmö ou encore Maribor présents dans des poules encore plus difficiles. Plus probable, quelques seconds couteaux pourraient éliminer des clubs plus expérimentés. Le FC Bale par exemple, tombeur de Chelsea l’an dernier pourrait jouer un mauvais tour à Liverpool, imitant ainsi la performance de Galatasaray en 2013/2014.

2014 Suisse FC Bâle
2014 Suisse FC Bâle - AFP

La C1 sera-telle déterminante pour l’attribution du Ballon d'Or ?

La course à la consécration individuelle suprême est plus que jamais lancée. Elle est surtout très incertaine. Malgré la Coupe du monde, aucun joueur ne s'est nettement détaché et ils sont encore beaucoup à pouvoir rêver du trophée raflé par CR7 l'an dernier. Plus que les championnats nationaux, la Ligue des champions sera la compétition où il faut flamber pour Thomas Müller, Manuel Neuer ou autre Lionel Messi. Privé de compétition (Manchester United n'est pas qualifié), Di Maria pourrait être le grand perdant de ces quelques mois. Cristiano Ronaldo, lui, connait la recette pour conserver son bien.

Robben, Messi, Ronaldo, Neuer, Müller et Di Maria sont des prétendants au Ballon d'or
Robben, Messi, Ronaldo, Neuer, Müller et Di Maria sont des prétendants au Ballon d'or - Eurosport

eurosport.fr

Mardi 16 Septembre 2014 - 10:49



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