Rebeuss : le limogeage du régisseur Mohamed Lamine Diop pas du tout au goût des défenseurs des droits de l’homme



«Réussir à gérer une personnalité de la trempe de M. Wade pendant 3 bonnes années, en garantissant à la fois sa santé et sa sécurité dans la prison, sans qu’il n’y ait d’incident majeur malgré la sensibilité attachée à une telle mission, et, last but not least, réussir la sacrée prouesse de l’exfiltrer de la prison au nez et à la barbe des journalistes et autres souteneurs qui avaient fini d’encercler la prison, c’est assurément une grande performance», écrivait sur sa page facebook le désormais ex- régisseur de la prison de Rebeuss, Mohamed Lamine Diop remplacé par Agnès Ndiogoye.

Les autorités n'ont pas apprécié sa réaction publique après la sortie de prison de Karim Wade, sert Dakaractu qui indique que le limogeage du régisseur n'est pas du goût des organisations des droits de l'homme qui  avaient salué à l’époque les décisions humanitaires de Mohamed Lamine Diop. Et le premier à exprimer son courroux est le Président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l'Homme (LSDH).
 
«Limogeage du Directeur Mohamed Lamine Diop, directeur de la MAC de Reubeuss : Des forces centrifuges ont-elles eu raison sur l'innovateur et le partisan d’un humanisme carcéral ? L'on épiloguera sans doute très longtemps sur les véritables causes de ce limogeage précipité et inattendu. Mais l'histoire retiendra que le Directeur Mohamed Lamine Diop aura été l'initiateur de la restauration des visites contact à la MAC de Reubeuss à force d’ingéniosité mais surtout de capacité de persuasion à l'endroit de sa hiérarchie qui invoquait des impératifs sécuritaires. Une telle humanisation de la vie carcérale à la MAC de Reubeuss entre autres innovations progressistes jadis saluées par les Organisations de défense des Droits de l'homme et les familles des détenus survivront elles à son départ ? La réincarcération prochaine de «Boy Djinné» à cette même MAC de Rebeuss pré-augure-t-elle d'un durcissement de conditions de détention qui justifie la compromission de tels acquis ?», s’interroge Me Assane Dioma Ndiaye. 


Vendredi 8 Juillet 2016 - 09:38



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