Référendum - La campagne bascule dans la violence : Après Fatick, des armes à feu brandies à Rufisque



Les scènes de violence se multiplient dès le démarrage de la campagne électorale en droite ligne du référendum du 20 mars prochain. Après Aïda Mbodj, c’est Malick Gakou qui est attaqué. Après Fatick, il faut dire que le pire a été évité de justesse à Rufisque où le leader du Grand parti (Gp) et Souleymane Ndoye, président du Conseil départemental de Rufisque ont failli en venir aux mains. Pis, leurs gros bras ont brandi des armes à feu.
 
En partance pour le meeting du « Front du Non » à Thiès, le cortège de Malick Gakou a été attaqué par des partisans du camp présidentiel. Le camp du leader du Gp accuse le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Gueye par ailleurs coordonnateur départemental de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY).
 
«C’est juste à la sortie du péage à Diamniadio que les éléments du ministre ont violemment attaqué le cortège du président Malick Gakou. Ils étaient armés d’armes à feu, d’armes blanches et les armes ont tonné sur la caravane. La gendarmerie s’est vite interposée…Cela est inadmissible dans une démocratie et le parti (Gp) prendra toutes les dispositions pour faire face», condamne Songo Matar Ndiaye, administrateur du Gp, joint par «Le Populaire».
 
D’ailleurs Ahmet Ndiaye, professeur de droit constitutionnel, a été agressé par les membres de la garde rapprochée du ministre Omar Gueye, en tournée dans les localités de Sébikhotane, Diamniadio, Sendou, Minane et Bargny. Faisant partie des 45 professeurs signataires du fameux manifeste qui a démonté l’avis du Conseil constitutionnel sur le mandat présidentiel, ce dernier a initié une campagne du «Non» à Bargny.
 
«C’est au moment où son cortège est tombé sur celui de la coalition BBY de retour d’une tournée en centre-ville que les chargés de la sécurité du maire de Sangalkam, s’en sont pris violemment au professeur l’assommant d’un violent coup à la figure. Une attitude des gros bras du ministre Omar Gueye qui a engendré la fuite des membres du mouvement «Y’en a marre» et d’autres partisans du «Non »», renseigne la source. 


Lundi 14 Mars 2016 - 10:30



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