Référendum du 20 mars: Aïda Mbodj accuse Macky Sall de fraude massive

La commission nationale de recensement des votes parle de 13. 594 bureaux au lieu de 12. 381 bureaux de votes recensés. Devant cette disparité de chiffres, Aida Mbodji a accusé Macky Sall et son régime, lors de la rencontre d’évaluation du front du "Non", tenue samedi dernier à Bambey, d’avoir orchestré une énorme fraude au référendum. Elle dénonce aussi les nombreux cas d’achats de conscience et chantages exercés par le pouvoir pour remporter le scrutin.



La présidente du Conseil départemental de Bambey a profité de la rencontre d'évaluation du front du "Non" à Bambey pour s’insurger contre ce qu’elle appelle « fraude massive» organisée par le régime. Heureuse de la victoire qu’elle a obtenue sur les partisans du "Oui" conduit par le ministre-conseiller  Mor Ngom, le député Pape Abdou Khadre Mbodj et l’ancien ministre Pape Diouf, Aida Mbodj a toutefois déploré «l’achat de conscience» exercé sur les électeurs.

« Suite à l’évaluation que nous avons faite sur des résultats du référendum, il ressort qu’au niveau des douze communes qui composent le département de Bambey, il a été constaté de nombreux cas d’achats de conscience», souligne- t-elle. Mais ce qui la révulse le plus, « c’est le décalage entre les 12.381 bureaux de vote annoncés par le juge chargé des recensements et de la proclamation des résultats. Ceci prouve insuffisamment que toutes les conditions ont été réunies par le régime pour procéder à une vaste fraude ». Evoquant l’exemple de la commune de Ngoye où le "Oui" l’a remporté, Aida Mbodji affirme : «Nous avons perdu ailleurs, dans d’autres communes certes, mais c’est Ngoye où nous n’avons pas eu de personnel politique adéquat pour faire face. C’est ce qui a donné lieu à une fraude massive. Donc même s’ils se disent vainqueurs, ils seront obligés de faire profil bas compte tenu de la manière avec laquelle ils ont obtenu cette victoire ».

Selon la patronne du Conseil départemental de Bambey dans "l'As", Macky Sall a fait recours à l’argent du contribuable et aux programmes de l’Etat pour arriver à ses fins. « Après avoir utilisé les programmes de l’Etat comme l’aide sociale avec laquelle ils ont fait chanter certaines populations, après avoir utilisé les moyens et la logistique de l’Etat, après avoir acheté les consciences avec l’argent du contribuable, les tenants du régime continuent de brandir d’autres menaces. Ici à Bambey, la Cnra menace de fermer la radio Bambey Fm et la préfecture menace de rejeter le budget du Conseil départemental, mais nous les attendons de pied ferme», déclare-t-elle.
 
 

Aminata Diouf(stagiaire)

Mardi 29 Mars 2016 - 11:23



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