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Pour l’ancien ministre des affaires étrangères sous WADE durant dix ans, parlant de la Commission de l'UA souligne « en vérité, ce poste a été conçu dans un format qui mène fatalement à la paralysie. Comment peut-on avoir 54 patrons, 54 chefs d'État qui peuvent, individuellement ou collectivement, vous convoquer, vous sermonner et vous réprimander ? Comment diriger un vice-président et des commissaires qui tirent tous leur légitimité d'une élection avalisée par les chefs d'État ? »
Il propose « une rupture profonde, qui commencera forcément par la réforme de la Commission, par la modification du mode de recrutement de ses membres, des critères de performance opposables aux commissaires et aux autres employés, et par le droit à se séparer d'un collaborateur incapable de remplir ses tâches. »
Comparaison faite avec l’Union européenne, Gadio fait remarquer qu’ « alors que 30 000 fonctionnaires sont employés par l'Union européenne, 700 personnes seulement, aux compétences parfois inégales, gèrent les problèmes d'un continent qui occupe plus de 70 % de l'agenda du Conseil de sécurité des Nations unies, à New York. C'est un problème. »
« L'autre handicap majeur, c'est cette attitude qui consiste à dire qu'il faut « des solutions africaines aux problèmes africains ». Soit. Mais pourquoi se précipiter ensuite à Bruxelles pour financer « la solution africaine au problème africain » qu'est la nécessaire libération du Mali ? », explique Cheikh Tidiane Gadio.
Il propose « une rupture profonde, qui commencera forcément par la réforme de la Commission, par la modification du mode de recrutement de ses membres, des critères de performance opposables aux commissaires et aux autres employés, et par le droit à se séparer d'un collaborateur incapable de remplir ses tâches. »
Comparaison faite avec l’Union européenne, Gadio fait remarquer qu’ « alors que 30 000 fonctionnaires sont employés par l'Union européenne, 700 personnes seulement, aux compétences parfois inégales, gèrent les problèmes d'un continent qui occupe plus de 70 % de l'agenda du Conseil de sécurité des Nations unies, à New York. C'est un problème. »
« L'autre handicap majeur, c'est cette attitude qui consiste à dire qu'il faut « des solutions africaines aux problèmes africains ». Soit. Mais pourquoi se précipiter ensuite à Bruxelles pour financer « la solution africaine au problème africain » qu'est la nécessaire libération du Mali ? », explique Cheikh Tidiane Gadio.



Editorial

