Réforme de la Cour suprême: le Grand parti de Malick Gakou s'invite au débat



Réforme de la Cour suprême: le Grand parti de Malick Gakou s'invite au débat
Dans cette affaire, «tout se passe comme si le pouvoir exécutif, après s’être aliéné le pouvoir législatif, a entrepris de contrôler le pouvoir judiciaire par le haut en décidant d’allonger l’âge de la retraite de certains hauts magistrats, s’assurant ainsi de leur reconnaissance éternelle», s’indignent les membres du Grand Parti (GP), le président de la formation politique en tête.

Pour Malick Gakou, «il est temps de mettre un terme aux assauts répétés sur la magistrature et la Justice et de s’efforcer de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour garantir aux juges leur indépendance et leur autorité».

De ce point de vue, il se désole de la «forte hypertrophie de la fonction présidentielle». «L’Assemblée nationale reste toujours dépendante de l’Exécutif. Le pouvoir judiciaire garant de l’Etat de droit et du respect des libertés publiques, est encore sous la coupole de l’Etat de droit. Le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature assisté du ministre de la Justice comme vice-président, décide de la carrière des magistrats», peste-t-il dans «Enquête».

Et selon lui, «Cette question (réforme de la Cour suprême) ne devait pas faire l’objet d’un tiraillement entre l’Exécutif et le pouvoir judiciaire » dans la mesure où «les membres de la Commission Nationale de Réforme des Institution (CNRI) avaient, entre autres, proposé la consolidation de l’état de droit, l’équilibre de pouvoirs entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, le renforcement de l’indépendance de la Justice », rappelle Malick Gakou pour qui, «ce travail remarquable n’a pas été mis en valeur». 


Jeudi 24 Novembre 2016 - 09:09



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