Réforme électorale en RDC: l'opposition craint un «agenda caché»

La session extraordinaire du Parlement de RDC s’est ouverte, hier, samedi 27 décembre, à Kinshasa. Les travaux vont durer près d'un mois. Et parmi les dossiers annoncés, un projet fait particulièrement polémique : celui d'une révision de la loi électorale. L'opposition craint que les autorités n'en profitent pour lever les dispositions qui empêchent le président Kabila de se représenter en 2016 pour un troisième mandat.



La Majorité présidentielle dénonce un procès d'intention. Si le projet de révision de la loi électorale est bien déposé, il sera là pour améliorer le processus électoral, dit Sébastien Luzanga Shamandevu, secrétaire national et porte-parole de la Majorité présidentielle (MP) : « Tout cela, ce sont des procès d’intention que l’opposition prête à la majorité. Nous ne parlons que de la loi électorale. Nous ne parlons pas de révision de la Constitution, personne n’en parle. Il faut une loi électorale pour permettre à la Céni de bien organiser des élections crédibles et des élections que tout le monde devra accepter ».

« Je ne connais pas la teneur de la proposition de projet de nouvelle loi. Et le jour où ça sera connu, vous m’appelez et je vous dirai ce qui a changé, qu’est-ce qui peut changer et qu’est-ce qui ne peut pas changer », ajoute, en guide de conclusion, Sébastien Luzanga Shamandevu.

Un « agenda caché » ?

De son côté, Eve Bazaiba Masudi, députée nationale et secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC) évoque son inquiétude : « Nous craignons que ce type de loi qui amène à la révision de la loi électorale en vigueur amène un glissement pour aller au-delà des délais butoirs de mandat en 2016. C’est pourquoi l’opposition ne participera pas à une quelconque plénière sur la révision de la loi électorale en vigueur car celle-ci actuellement ne pose aucun problème, sauf pour ceux qui ont un agenda caché. Probablement le gouvernement est en train de mijoter quelque chose ».

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a assuré qu’au cours de cette session, il ne serait pas question d’une éventuelle révision constitutionnelle. Il a également affirmé que le bureau de la chambre basse du Parlement ne disposait pas d’un texte sur la loi électorale en état d’être présenté en plénière.


Rfi.fr

Dimanche 28 Décembre 2014 - 02:20



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