Relance économique au Burkina: au moins 200 personnes du public et du privé prennent part à un colloque de 48H à Ouagadougou

Deux cents personnes venues de la sous-région ouest-africaine prendront part lundi et mardi à Ouagadougou au colloque de l’association Burkina International (BI) en vue de relancer l’économie du Burkina qui a subi une insurrection populaire en 2014 et un coup d’Etat manqué en 2015 ayant fait environ 50 morts et de nombreux pertes matérielles et financières.



"C’est avec un réel plaisir que je participe à ce colloque international organisé par (BI) sur la contribution du secteur privé dans la relance économique du Burkina Faso", s’est réjoui le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré qui a ouvert les travaux, saluant la participation de quatre autres pays de la sous-région notamment la Côte d’Ivoire, représentée par son ministre du Plan et du Développement Kaba Nialé.

 

Le président Roch Kaboré a signifié que "malgré les contradictions internes actuelles, sommes toutes inhérentes à toute évolution sociale, il nous faut nous convaincre que l’essentiel c’est de poursuivre nos efforts pour assurer le développement économique de notre pays ainsi que la répartition équitable des fruits de la croissance", ajoutant que "cela n’est possible que par notre engagement individuel et collectif et notre sens du bien commun, pour réaliser les aspirations profondes du peuple burkinabè".

 

L’élection présidentielle du 29 novembre 2015 a marqué un tournant politique majeur au Burkina, après les mouvements insurrectionnels des 30 et 31 octobre 2014 et le coup d’Etat manqué de septembre 2015, a-t-il expliqué, trouvant le thème: "La contribution des acteurs du secteur privé pour la relance économique dans le cadre du PNDES : enjeux et mécanismes d’un partenariat gagnant-gagnant", évocateur.

 

Pour le Think Tank Burkina International, "l’apport des entreprises privées à la gouvernance publique aujourd’hui est si considérable que les nouvelles stratégies de financement du développement reposent essentiellement sur les partenariats publics privés", a affirmé son président Harouna Kaboré, voulant par ce colloque accompagner le nouveau référentiel de développement au Burkina qu’est le Plan national de Développement économique et social (PNDES), chiffré à un peu plus de 15.000 milliards FCFA.

 

Le BI est une association se réclamant impartiale qui se veut un laboratoire d’idées et une force de proposition au service du développement et du progrès social. Il produit régulièrement des études ou des rapports et formulent des propositions à l’endroit de personnes physiques et morales dont l’Etat, et constitue un trait d’union entre le monde du savoir ou de la recherche et celui de la politique ou du pouvoir.

Source: Alerte Info



Lundi 10 Octobre 2016 - 16:12



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