Remède pour l'Ebola: Zmapp marche à 100 % sur 18 singes, un essai sur des humains en phase 1



Remède pour l'Ebola: Zmapp marche à 100 % sur 18 singes, un essai sur des humains en phase 1
Un essai mené sur 18 primates a donné des résultats positifs. Le Zmapp pourrait être le remède tant recherché pour traiter les humains atteints par le virus Ebola. Protéger contre le virus Ebola. Ralentir et même mettre un coup d’arrêt à l’infection chez les sujets infectés. Les chercheurs qui travaillent sur la recherche d’un traitement efficace contre la fièvre hémorragique ont une bonne raison d’y croire. Un des médicaments étudiés, le Zmapp, vient de faire ses preuves sur les singes en sauvant 18 animaux contaminés par une souche du virus Ebola. Tous sans exception ont réussi à guérir lors de cet essai préclinique, même à un stade avancé de la maladie, soit cinq jours après l’infection.
 

Les résultats de cette expérience prometteuse sont parus dans la revue scientifique Nature. Trois doses de médicaments injectés dans 18 des 21 singes infectés ont suffi à détruire le virus. Le sérum Zmapp a permis de guérir les symptômes graves de la maladie tels que des saignements des muqueuses, des éruptions cutanées, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques dans le sang. 21 jours après l’infection, le virus était devenu indétectable chez les animaux guéris. Seuls les 3 singes malades non traités n’ont pas survécu.

 
Mais la prudence reste de mise. Le virus inoculé aux singes n’est pas la même que celle qui sévit en Guinée. Il s’agit d’une souche découverte en 1995 en République démocratique du Congo. Selon les chercheurs américains et canadiens, le ZMapp serait néanmoins capable de bloquer la multiplication de la souche responsable de l’épidémie en Guinée lors de tests en laboratoire.
 
Des essais cliniques à venir
 
Le Zmapp a déjà fait l’objet de tests précédemment. Il a fait parler de lui après avoir réussi à sauver deux travailleurs humanitaires américains infectés au Liberia. Mais au total, sur les sept personnes à qui il avait été administré en urgence, deux n’ont pas réagi au traitement. Il est donc encore trop tôt pour juger de l’efficacité réelle de ce sérum. Une autre incertitude concerne la production de ce médicament expérimental, onéreux et difficile à produire. Fin août les stocks étaient déjà épuisés.
 

Un essai clinique de phase 1 devrait débuter chez des humains début septembre pour éventuellement obtenir un vaccin à l’horizon 2015. C’est donc une course contre la montre qui s’engage pour les scientifiques, sachant que l’hécatombe liée au virus Ebola s’élève a plus de 1 500 morts (1552 morts, dont 694 au Liberia, 430 en Guinée, 422 en Sierra Leone et 6 au Nigeria, selon le dernier bilan de l’OMS du 26 août).

Avec Top Santé

Mercredi 3 Septembre 2014 - 13:52



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