«Réponse à Thierno Bocoum», Bara Ndiaye



Dans une lettre ouverte truffée d’arguments pathétiques et passablement séduisants, vous vous êtes, de manière désinvolte, incongrue et rageuse attaqué au Président de la République, son Excellence Macky SALL.

Vos longues élucubrations sur une question déjà soumise à l’approbation des citoyens est la preuve que votre regard est en décalage avec une actualité qui, de plus en plus, requiert une certaine profondeur dans l’analyse.

Avec la platitude qui caractérise votre démarche, vous avez prouvé, ce qui était déjà connu des sénégalais, que seule la question du mandat vous préoccupe dans ce débat sur la réforme des institutions. Entre le Président Macky SALL et vous, c’est le rapport entre l’homme politique et l’homme d’Etat. D’après James F Clarke, la différence entre l’homme politique et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. Le Président Macky SALL, par sa volonté de consolider et de stabiliser notre système démocratique, vous prouve qu’il est un homme d’Etat tandis que vous, par votre mépris des autres aspects hautement stratégiques de la réforme, prouvez que vous êtes de vulgaires politiciens envieux.

Votre texte transpire les saignements de cœur de votre mentor qui ne rate aucune occasion pour laisser apparaître sa jalousie maladive et son ambition obsessionnelle de devenir le quatrième, pardon le cinquième Président du Sénégal.

N’est-ce pas vous, honorable, qui souteniez que l’avis du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire lie le gouvernement du Sénégal ? Si oui, comment voulez-vous que l’avis de notre auguste Conseil Constitutionnel ne lie pas le Président de la République ? Par cette contradiction, vous confirmez une nouvelle fois que vous avez un lourd contentieux avec la cohérence politique.

J’espère que vous encouragerez demain un Président Sénégalais qui en exprime la volonté, d’augmenter, même contre l’avis des 5 sages, la durée de son mandat, dans la mesure où, qui peut réduire peut normalement augmenter.  

D’ailleurs, à quoi bon recueillir l’avis du Conseil Constitutionnel si c’est pour le ranger par la suite dans un tiroir et ne se fier qu’à sa volonté ? Cette saisine de la seule juridiction compétente pour connaitre de ces questions obéit à la logique de s’assurer de la constitutionnalité d’un texte de loi avant son adoption. Sous ce rapport, Monsieur Bocoum, c’est manquer de bon sens et même d’éthique que d’en avoir une autre lecture.

Honorable député, votre discours sur l’honneur et l’éthique ne saurait susciter un intérêt auprès du Président Macky SALL. Il pouvait facilement avoir une résonance dans votre propre famille politique, tellement ces valeurs y sont devenues chose rare. Interpeller son Excellence Macky SALL sur le terrain des valeurs alors qu’on a préféré, toute honte bue, pactiser avec le diable est une entreprise puérile.

Le Président Macky SALL est un homme d’honneur. Il a démissionné du PDS pendant que d’autres ont attendu d’en être chassés. Il a préféré dire non plutôt que se renier pour exister, là où d’autres n’ont dû leur salut qu’à la signature d’un protocole. Il a choisi de rendre, avant de faire face à Abdoulaye WADE, tous les mandats acquis sous la bannière du PDS, là où certains se sont arcboutés à leur titre.  

Laisser le peuple se prononcer librement sur une réforme, par la voie royale qu’est le référendum, est une règle d’or en démocratie.

De même, la tyrannie verbale et le discours populiste sont les pires ennemis de la démocratie.
A suivre…

BARA NDIAYE, membre de l’Alliance Pour la République, Maire de la commune Méouane 


Lundi 22 Février 2016 - 14:00



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