Réponse de Idrissa Seck à Hippolyte Seck: le musulman que je suis demande au chrétien de lui pardonner



Réponse de Idrissa Seck à Hippolyte Seck: le musulman que je suis demande au chrétien de lui pardonner
Cher Hippolyte Seck
 
Vous avez  rappelé, à juste titre, que pendant des années, tous les matins, on me faisait réciter au collège Saint Gabriel de Thiés le "Notre Père" et le "Je Vous Salue Marie" qui ont fini par être gravés dans ma mémoire.
 
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
 
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du mal.
 
(Car c'est à toi qu'appartiennent :
le règne la puissance et la gloire,
Aux siècles des siècles.
Amen.)
 
Le musulman que je suis demande au chrétien que vous êtes, enfant du Livre, comme moi, de lui pardonner s'il vous a offensé comme il vous pardonne, aussi, vos offenses. Je n'ai aucune gêne à réciter le "Notre Père" à cause du verset coranique qui dit:
 
"...invoquez Dieu comme vous invoquez vos pères, et plus ardemment encore..."
 
Et je n'ai donc aucune gêne à demander pardon à quiconque se sent offensé par moi et suis prêt à pardonner les offenses qui me sont faites.

 
Imaginer que je puisse comparer Jésus Christ à Karim Wade est un raccourci que seule l'émotion qui obstrue la raison autorise. Pour le musulman que je suis, Jésus fils de Marie, fortifié de l'esprit saint par son Seigneur, confirmateur des vérités divines antérieures et annonciateur de celles futures n'est certainement pas à comparer à Karim Wade.
Mais sa vie est une source d'inspiration permanente pour moi. Je la scrute sous tous les angles et  m'interroge en permanence sur les raisons qui ont poussé les rabbins et les riches commerçants de Jérusalem à aller le dénoncer auprès des autorités romaines qui ont fini par le crucifier. Et parmi les raisons que j'ai pu déceler, la menace de leur prendre leurs fidèles au moyen de miracles jusqu'alors attendus exclusivement de Dieu.


Leurs dénonciations, bien évidemment à tort, et la crucifixion qui en a été la conséquence, bien évidemment à tort, suggère à tous les hommes et en particulier ceux d'Etat de prêter attention à ce qu'ils révèlent de leurs attributs car autour d'eux, ceux dont la manifestation desdits attributs menacent les intérêts ne manqueront pas de comploter contre eux comme le firent les rabbins de Jérusalem autour de Jésus. Tous les prophètes, d'Adam à Mouhammad, parce qu'ils montrent par leur vie et leur exemplarité les vertus qui doivent irriguer notre conduite, sont pour nous musulmans, des modèles à suivre. Se référer à eux n'est pas en conséquence synonyme de se comparer à eux ni comparer qui que ce soit d'autre à eux. Je continuerai à faire référence à Jésus encore et encore en ce qu'il est un trésor de référence et de sagesse commun à nous tous.

 
Vous n'avez rien à craindre de moi. Ma responsabilité première d'homme politique et d'Etat est de rassembler le peuple sénégalais, de veiller à son unité et à son harmonie dans le respect de sa diversité. Le bien le plus précieux de notre peuple est sa stabilité qui découle de la paix et de l'harmonie entre ses diverses composantes. C'est bien pour cela que 95% de musulmans avec à leur tête leurs guides confrériques se sont choisis un chrétien comme premier Président de la république du Sénégal indépendant pendant 20 ans. Et un deuxième Président marié à une catholique. Le Sénégal n'a jamais connu de conflits ethniques, religieux ni de coup d'Etat militaire. Il s'y ajoute qu'en terre d'islam le Prophète musulman a toujours assuré aux gens du Livre, juifs et chrétiens, une sécurité et une liberté de conscience. Retenez que dans ma propre famille et dans mon premier cercle d'amis, je compte beaucoup de chrétiens et nous nous assurons, mutuellement, paix, respect et sécurité.
 
 
Je vous salue, cher Hyppolite et vous demande fraternellement de prier pour moi et de transmettre  mon "Je Vous Salue Marie" à qui de droit.
 
 
Idrissa Seck


Vendredi 1 Août 2014 - 12:12




1.Posté par Jean Benoit BAKHOUM le 01/08/2014 23:21
Monsieur Idrissa SECK ,
Dans votre réponse à Hippolyte SECK (un SECK comme vous) vous dites ceci pour commencer :
« Vous avez rappelé, à juste titre, que pendant des années, tous les matins, on me faisait réciter au collège Saint Gabriel de Thiés le "Notre Père" et le "Je Vous Salue Marie" qui ont fini par être gravés dans ma mémoire »
Je vous rappelle que la prière matinale dans les écoles privées catholiques concernent que les élèves catholiques et même, par ouverture d’esprit, on accorde aussi aux élèves musulmans la faveur de faire aussitôt après leurs prières donc ton « faire réciter » n’est pas en phase avec la réalité.
Vous dites aussi : « Le musulman que je suis demande au chrétien que vous êtes, enfant du Livre, comme moi, de lui pardonner s'il vous a offensé comme il vous pardonne, aussi, vos offenses ».
M. SECK, c'est facile de demander pardon mais il était encore plus facile de réfléchir avant de se prononcer sur la foi des autres....on pardonne mais on oubliera jamais ces genres de propos....on pardonne car on sait ce que cela signifie......on pardonne mais saches que tu viens de perdre ta crédibilité et tout l'estime qu'on avait pour toi::::::on pardonne oui on pardonne car Le Seigneur Jésus nous a appris le sens du pardon et c'est pourquoi nous passons tout notre temps à pardonner….Hier c'était Wade, un certain Sidy Lamine NIASSE , aujourd'hui c'est toi et demain....?? Mais on pardonnera toujours Amen
Vous dites encore : « Pour le musulman que je suis, Jésus fils de Marie, fortifié de l'esprit saint par son Seigneur, confirmateur des vérités divines antérieures et annonciateur de celles futures n'est certainement pas à comparer à Karim Wade.
Mais sa vie est une source d'inspiration permanente pour moi. Vous avez oublié de dire Jésus fils de DIEU »
M.SECK, Quand nous prions le Notre Père, notre prière s'adresse au Père de Jésus, c'est-à-dire à la première personne de la Trinité. Car si Jésus est venu nous révéler le mystère de Dieu, c'est pour nous permettre d'entretenir des relations personnalisées avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Quand nous disons Notre Père (pas à votre manière), nous nous adressons donc à celui qui a voulu nous adopter comme son Fils en Jésus Christ, qui est son fils unique. C'est une relation personnelle, filiale que nous avons avec le Père. Avec Jésus, nous avons une relation fraternelle. Il est l'aîné d'une multitude de frères. Quand nous nous adressons à lui, notre relation est fondamentalement fraternelle, même si nous le reconnaissons et le confessons comme fils de Dieu et Dieu.
M. SECK, faisons un peu d’histoire vu que vous croyais plus instruit et intelligent que tout le monde (ce n’est pas parce qu’on ne dit rien qu’on sait rien) …
Ah !je laisse tomber car vous n’allez pas comprendre vu que vous n’êtes pas baptisé (mais cherchez au moins à comprendre le sens de notre baptême) et je risque surtout de heurter comme vous certaines consciences). Vous constatez avec moi qu’il n’est pas difficile pour tout intellectuel de mesurer d’avance l’ampleur de ces propos surtout pour vous qui désirer devenir président des « musulmans « Sénégalais. Car nous avons déjà peur de vous et vous l’avez même senti en disant : « Vous n'avez rien à craindre de moi. Ma responsabilité première d'homme politique et d'Etat est de rassembler le peuple sénégalais, de veiller à son unité et à son harmonie dans le respect de sa diversité ».Merci de nous avoir avertit à temps et pour ce geste nous vous pardonnons vos offenses comme Jésus nous l’a si bien appris.
M.SECK, vous dites encore et encore : « 95% de musulmans avec à leur tête leurs guides confrériques se sont choisis un chrétien comme premier Président de la république du Sénégal indépendant pendant 20 ans. Et un deuxième Président marié à une catholique… » Ah oui cher Idrissa SECK, ces guides confrériques ont oublié de vous guider et de vous éclaircir davantage sur la grandeur de Jésus et de la religion catholique.(nous pouvions saccager votre maison ou autre chose de pire mais notre bonne et profonde éducation ne nous le permet pas c’est pourquoi nous vous parlons afin de te prouver notre grandeur dans tous les domaines).
Et enfin, vous dites ; « Il s'y ajoute qu'en terre d'islam le Prophète musulman a toujours assuré aux gens du Livre, juifs et chrétiens, une sécurité et une liberté de conscience. »
Vous, en tant que savant, ne trouvez vous pas que ce geste est légitime ? (nous évitons toujours d’entrer dans l’histoire pour éviter d’autres polémiques insensées)
M.SECK ,
Pourquoi pardonner ?
• Parce que Dieu nous le demande. C'est un acte de soumission au Seigneur. (Colossiens 3:13; Matthieu. 6:14-15.)
• Parce que Dieu nous pardonne. C'est une conséquence du pardon reçu. (Matthieu 18:23-35). C'est une marque et une mesure de notre propre expérience de la grâce de Dieu.
• Parce que pardonner c'est imiter Dieu
"...Vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu..." Ephésiens 4:32 - 5:1
Pardonner c'est revêtir l'homme nouveau et entrer dans notre identité en Christ, devenir conforme à ce que nous sommes en Christ. Pour pardonner, nous devons croire que Dieu donne à la personne habitée par le Saint-Esprit les ressources intérieures pour le pardon.
• Parce que le refus de pardonner nous éloigne de la communion avec Dieu
Dans le Notre Père que vous avez citez, nous demandons à Dieu de nous "pardonner nos offenses comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés". Matthieu 6:12
Matthieu 6:14-16 "Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père Céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, notre Père Céleste ne vous pardonnera pas non plus vos fautes"
Il y a un prix à payer pour pardonner à son prochain. Le chrétien doit payer ce prix, sans hésiter et sans chercher à se venger, ni appeler à la vengeance. Actes 7 :59-60 et Luc 6 :29-30
L’Eternel est un Dieu d’amour et de paix. Il ne peut rien agréer d’un homme qui ne sait pas pardonner à son prochain. Matthieu 5 :23-24 et Luc 6 :27-28
Pardonner à son prochain n’est pas un cadeau qu’on lui fait : c’est la condition pour obtenir de Dieu, le pardon pour nos propres péchés. Matthieu 6 :14-15
Lorsqu’on pardonne, le Saint-Esprit guérit la blessure de notre âme.
Voila pourquoi nous vous pardonnons M.Idrissa SECK, en espérant que vous n’allez plus refaire une si grave faute
Très cordialement
Jean Benoit BAKHOUM
MOUVEMENT CATHOLIQUE: NOUS AUSSI POUR UN SENEGAL MEILLEUR..

2.Posté par un chrétien le 03/08/2014 12:41
Pardonnez vous les uns les autres... M. SECK vous êtes pardonné

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