Reportage-Veille Tabaski 2017 : les prix affichent une tendance baissière

La Tabaski approche à toute vitesse. L’Aïd el-Kabîr qui sera célébrée dans la division au Sénégal, aura lieu pour certains musulmans le vendredi 1er septembre tandis que pour d’autres, elle se fêtera le lendemain. A une semaine seulement de cette fête, Mais, tandis que la cherté du mouton est décriée, le marché des légumes lui, affiche une tendance baissière qui apporte du baume au cœur des ménagères. Pressafrik qui a fait un tour au marché "Castor", a fait l’état des lieux.



Reportage-Veille Tabaski 2017 : les prix affichent une tendance baissière
Au marché "Castor" de Dakar, l’ambiance est au rendez-vous. Des sacs d’oignons superposés campent le décor. Aussi, des légumes frais, des sacs de pommes de terre, poivron, salades, entre autres condiments, ont pris place sur les étals de certains marchands, d’autres préférant les porter au cou en faisant le tour du marché pour attirer plus de clients.

Malgré la forte chaleur en cette période d’hivernage, vendeurs et acheteurs pataugent au milieu des eaux stagnantes causées par les fortes d' hier. Une situation d’insalubrité qui ne facilite pas du tout la circulation.

Selon les vendeurs rencontrés, aucune hausse sur les prix n’est notée sur le marché. Et, du côté des clients, la bonne nouvelle, c’est la levée du gel des importations de l’oignon qui fait son  le prix est revu en baisse.

«Les prix des condiments sont actuellement en baisse. Rien n’est en hausse. L’oignon qui se vendait à 600 ou 700 francs Cfa le kilogramme (kg), coûte maintenant entre 350 et 400 F CFa soit 8500 ou 9000 F Cfa le sac de 25 kg. Même chose pour le prix de la pomme de terre, qui coûte 500 F CFa le kg», a fait savoir Moussa Guèye, un grossiste.

 Trouvé derrière son comptoir, habillé en tee-shirt assorti d’un pantalon, Moussa, informe que : « A une semaine de la fête, le marché est toujours timide. Peu de gens viennent s’approvisionner. Peut-être qu’ils attendent la veille pour venir envahir le marché».

Plus loin, une boutique «Dieng et frères», attire notre attention par son immense clientèle qui se bouscule à l’intérieur.

Talla Dieng, le propriétaire, stylo en main, en train de faire des factures à ses nombreux clients, explique les raisons de cette bousculade : «tous les prix sont en baisse. Que ce soit l’oignon, la pomme de terre, l’ail qui a été trop cher avec 1000  Fr le kilo, et même le poivre qui était durant tout ce temps intouchable car se vendant à 8000 F CFa le Kg, est aujourd’hui entre 5000 et 5500 F CFA».
 
 La cinquantaine, Talla de poursuivre : « l’ouverture des importations de l’oignon arrange beaucoup les vendeurs parce que cette oignon est plus facile à conserver et à vendre et apparemment les femmes la préfère à l’oignon local».

Pour Demba Diop, un détaillant qui occupe "anarchiquement" l’allée, de préciser : «les prix vont peut être rester en baisse jusqu’après la Tabaski. Mais, je ne pense pas que cela va être le cas pour la pomme de terre vue qu’actuellement il n’y en a pas assez dans le marché».

Comme l’oignon et la pomme de terre, d’autres condiments qui entrent dans la préparation du repas de la Tabaski pour orner le plat, sont aussi en baisse. C’est le cas la tomate et du poivron.

Trouvée sous une bâche comme pour fuir le chaud soleil, madame Kane, vêtue tout en rouge, informe avoir déjà fini de faire ses courses.

Interrogée, la dame au sourire large, avance que : «les prix sont abordables. On ne se plaint pas. Concernant les condiments, surtout le poivron qui est indispensable pour une bonne cuisson de la viande de mouton, le prix est très accessible, on peut l’avoir à 500 F CFA le Kilo et on le trouve partout dans le marché».   

Même son de cloche pour Aida Fall, trouvée en train de s’approvisionner en tomate fraîche. Pour cette jeune fille : « les ménagères ne se plaignent pas trop, le poivre qui donne goût à nos plats envahissent le marché. Et, le prix n’est pas du tout cher».

«Je pense qu’avec ces prix, la fête sera bonne et ça va beaucoup aider nos maris dans leurs dépenses», martèle cette dame qui requiert l’anonymat. 

Aminata Diouf

Vendredi 25 Août 2017 - 17:32



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