Reportage - Veille Tabaski: les vendeurs de fourneaux et de grillages cherchent clients

L’Aïd-el-Kébir communément appelée Tabaski ou fête du mouton est plus qu’un simple événement religieux. De nombreux vendeurs et commerçants le considèrent comme l’occasion rêvé de s'en mettre plein les poches. Ce qui est loin d'être le cas pour les vendeurs de fourneaux et de grillages. A quatre (4) jours de la fête, ces derniers se disent inquiets de la rareté des clients. Reportage.



Reportage - Veille Tabaski: les vendeurs de fourneaux et de grillages cherchent clients

Les bruits sonores des grattements de casseroles ou «Thinn», mêlés au bruit des machines des tailleurs, les va-et-vient de quelques clients, animent le marché «Nguélaw» en cette veille de Tabaski. Le tout sous une chaleur infernal.
 
Il faut dire que ce n’est pas encore le grand rush chez les vendeurs de fourneaux et de grillages qui se plaignent de la rareté des clients. Même s’ils restent optimistes car soulignent-ils les acheteurs préfèrent venir à la dernière minute. 
 
En maillot manche courte de couleur orange et pantalon kaki, Assane LO, la vingtaine, est un vendeur d’accessoires de grillade depuis plus de trois (3) ans. Trouvé en train de confectionner une casserole, il sert que ce n’est pas encore ça au niveau des recettes.

«La vente des fourneaux, grillages, barbecue, fours,…ne donne pas grand-chose pour le moment. Nous avons eu des commandes, d’ici et d’ailleurs mais nous n’avons pas encore vu leurs propriétaires, ni de client », confie Assane LO qui croise les doigts en espérant que les clients viendront avant le jour de la Tabaski.
 
Les prix variant selon le modèle, «le fourneau «diék bou diar» coûte 2.000 F CFA, de même que le fourneau malgache, le fourneau «diambar» s’échange 7.000  et 9.000 F CFA. Les fourneaux carrés, les moins chers, se vendent à 6.000 F CFA. Les grillages coûtent entre 1.000 et 2.500 F CFA», indique-t-il.
 
Tout en sueur, Samba Ngom est en plein travail de fabrication de fourneaux. Interrogé, il soutient qu’«à pareille heure, l’année dernière, (il) avait déjà reçu beaucoup de commandes en gros ». Et là, regrette-t-il : «Je suis obligé de fabriquer à la hâte pour pouvoir m’en sortir car le temps m’est compté. Les clients viennent mais l’argent n’est pas encore rentré dans nos poches».
 
Dans une autre place sise à quelques mètres de celle de Samba Ngom, une jeune dame est en plein marchandage. Interpellée sur sa présence au marché «Nguélaw», elle explique que «les fourneaux de bonne qualité coûtent très chers (4.500 et 8. 000 F CFA) mais elle préfère le fourneau fabriqué comme un four, plus économique car consommant moins de charbon, plus pratique et dégageant pas trop de fumée». 

Une idée que ne partage pas ce vendeur du nom de Samba Diallo. Pour ce dernier, les acheteurs préfèrent plus les fourneaux que les fours. «Les clients préfèrent les fourneaux par rapport aux fours car moins chers. Aussi, ils ne regardent pas la qualité mais le prix».

Ces vendeurs de fourneaux se plaignent déjà de la rareté de la clientèle.  Très optimistes, ils indiquent que les clients arriveront aux derniers jours, voire les dernières minutes. Une habitude plutôt sénégalaise.

Aminata Diouf et Dieynaba Faye (Stagiaires)

Jeudi 8 Septembre 2016 - 16:19



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