Répression de la manifestation du collectif du littoral : choqués, le M23 et la LSDH réclament la libération de Latif Gomis



 Sur la tournure des événements de Samedi, le coordonnateur du mouvement du 23 juin se dit « surpris et consterné ». « J’étais sur place et j’ai recueilli des témoignages sur ce qui s’est passé entre ceux qui étaient au commissariat et la police », lance Mamadou Mbodj qui charge la police. « Je voudrais dire que nous sommes des sénégalais, nous avons besoin d’une police forte mais pas d’une police injuste et violente, une police hors la loi et irrespectueuse des droits des citoyens ». Ce, d’autant plus que dans cette affaire, « il y a des faits et des témoins et il ne faut pas chercher à couvrir un policier au point de porter préjudice à un jeune et à son avenir » enfonce Mamadou Mbodj qui ne manque pas de prévenir le régime en place.


« L’injustice est le lit de l’extrémisme » C’est pourquoi, le coordonnateur en appelle au calme que la hiérarchie policière, le ministère de l’Intérieur et le gouvernement pour qu’ils sachent raison garder parce qu’ «ils se mettent à violenter les citoyens comme ça, cela ne fait qu’animer la frustration » Le M23 demande solennellement aux autorités de prendre des dispositions pour libérer le « y’en a marriste », Latif Gomis fédéré ce matin au palais de justice de Dakar et qui jusqu’à preuve du contraire, n’avait pas tort. Du même bord que le coordonnateur du M23, Alassane Seck de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Hommes (LSDH) de se dire « carrément perturbé » voire « choqué de constater qu’aujourd’hui ce gouvernement là est dans une logique de répression systématique. On n’a pas compris que le préfet de Dakar s’évertue de façon régulière à refuser aux gens de s’exprimer. Je ne comprends pas ça dans un pays de droit » où « la rupture » est « annoncée qu’on puisse voir ce qui s’est passé samedi ».


Le droit de l’hommiste qui y était en tant que riverain et membre de la LSDH dit « ne pas comprendre cette situation qui consiste à réprimer de façon systématique toute vieillîtes de donner son appréciation, sa façon de voir les choses ». « C’est désespérant ce qui se passe au Sénégal » de voir « un principe élémentaire en bonne place dans la Constitution » violé de la sorte. Alors que selon Alassane Seck, « il n’y a pas de quoi s’inquiéter, pas de quoi avoir peur » car « les gens ont le droit de s’exprimer » surtout « avec la lutte qui a été enclenchée le 23 juin 2011 » à travers « une alerte pour que dorénavant les gens puissent avoir le droit de s’exprimer ».


Lundi 14 Avril 2014 - 15:48



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