Répression meurtrière à Téhéran

Des affrontements violents ont de nouveau éclaté ce dimanche 27 décembre dans les rues de Téhéran entre manifestants de l'opposition et forces de l'ordre. Au moins quatre manifestants ont été tués par des tirs des forces de sécurité, rapporte un site internet de l'opposition. Les forces anti-émeutes ont été déployées massivement. Samedi déjà, ils étaient des milliers à être descendus dans la rue pour contester le régime et la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.



Violents affrontements entre des manifestants de l'opposition et les forces de sécurité iraniennes, à Téhéran, le 27 décembre 2009. (Photo AFP)
Violents affrontements entre des manifestants de l'opposition et les forces de sécurité iraniennes, à Téhéran, le 27 décembre 2009. (Photo AFP)
Ce dimanche 27 décembre, ils s'étaient de nouveau donné rendez-vous. Selon les sites d'opposition, quatre manifestants auraient été tués ce dimanche matin. Le chef de la police avait prévenu que tout rassemblement jugé « illégal » serait sévèrement puni. C'est un jour très important pour les chiites, majoritaires en Iran, puisque c'est le jour de commémoration de la mort de l'Imam Hussein, petit fils du prophète Mahomet.

Difficile de confirmer l'information concernant la mort des quatre personnes, mais ce qui est certain, c'est que la répression semble être particulièrement violente ce dimanche. Les forces de l'ordre ont une nouvelle fois utilisé des gaz lacrymogène pour repousser les manifestants.

Une contre-manifestation des partisans d'Ahmadinejad

Les policiers ont chargé les petits groupes d'opposants qui s'étaient rassemblés ce matin tout au long de l'avenue Enghelab, l'une des principales artères de la ville. Les manifestants ont répliqué en incendiant des poubelles et même des motos, selon les informations données par des témoins. Les opposants voulaient ainsi se protéger des gaz et bloquer les rues. Des manifestants poursuivis par la police et les miliciens se sont réfugiés dans des immeubles voisins. D'autres continuaient de se masser dans les rues qui se trouvent non loin de l'avenue Enghelab, une avenue désormais quadrillée par les forces de l'ordre et survolée par des hélicoptères.

Et c'est sur cette même avenue, celle où les partisans de l'opposition s'étaient rassemblés ce matin, qu'ont pris place d'autres manifestants, en soutien au régime. Là où l'on criait dans la matinée «mort au dictateur», où l'on scandait des slogans hostiles au régime, on pouvait entendre un peu plus tard une foule qui disait être venue «pour l'amour de son leader».
Source: RFI

RFI

Dimanche 27 Décembre 2009 - 11:18



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