Reprise de l'activité du groupe français Areva au Niger

Au Niger, un mois après son arrêt, la production des deux mines d'uranium exploitées par Areva dans le Nord du pays a repris samedi 1er février. Le groupe français avait expliqué que l'arrêt était nécessaire pour réaliser une maintenance des installations. Cette décision était tombée alors que l'entreprise et l'Etat nigérien étaient en négociations serrées sur les conditions d'exploitation. Niamey veut faire appliquer une loi de 2006, plus avantageuse fiscalement. Ce que refuse Areva. Or depuis le 31 décembre, les contrats miniers sont arrivés à échéance.



Arlit, la mine d'uranium exploitée par la société française Areva, au Niger. AFP
Arlit, la mine d'uranium exploitée par la société française Areva, au Niger. AFP

Samedi matin 1er janvier, à 7 heures, toutes les unités de production ont redémarré après un mois de silence à Arlit. Les salariés, qui continuaient à venir tous les jours, ont donc repris normalement leur poste.
 

Contacté par l'AFP un porte-parole d'Areva a déclaré que la maintenance était terminée.
Des réparations que les syndicats ont toujours dénoncé comme un moyen de pression du géant français.

 

La reprise était en tout cas pressentie. Des négociations étaient en cours entre salariés et direction depuis deux jours. Mais pour Salifou Chipkaou, secrétaire général adjoint du syndicat Synamin, les salariés ne doivent pas être pénalisés par l'arrêt des machines : « Toutes nos primes sont liées à la production. Nous ne sommes pas d'humeur à accepter de les perdre. Il y a eu arrêt du fait d'Areva. Nous ne pouvons pas être comptables de la perte de ces primes. Sur ces primes, la direction n’est pas prête à nous les attribuer. Par rapport à notre prime de rendement, ils veulent nous donner 10 %. A cela nous avons dit non, il n’en est pas question. Par rapport à la prime d’objectifs mensuels, ils voulaient la reporter sur les autres mois à venir. Et à ce système-là nous avons dit : il n’en n’est pas question. »
 

Le retour de l'activité est-il un moyen de calmer le jeu avec Niamey alors que les négociations des contrats sont tendues ? « Possible », explique un connaisseur du dossier. Il y a moins de deux semaines, le ministre nigérien des Mines avait prédi que les pourparlers dureraient jusqu'à fin février, tout en déclarant qu'il n'était pas question de compromettre le moindre centime revenant aux Nigériens.

Source : Rfi.fr
 



Dimanche 2 Février 2014 - 10:16



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