Reprise des cours: Les écoles publiques s'inquiètent

Si les écoles privées n’ont pas de problèmes, avec leur programme, dans le public, c’est toute autre chose. En effet, même si les professeurs tentent d’adapter une posture rassurante, les élèves, eux, s’inquiètent de la répercussion de ces grèves récurrentes.



«Nous voulons étudier, car l’année est presque finie. Nous souhaitons que les enseignants et l’Etat discutent et trouvent des solutions pour sauver l’année. car dans le cas contraire, cela risque d’avoir des conséquences sur nous car nous sommes des candidates », a déclaré Mamy Mballo, élève en classe de troisième qui s'inquiète de son avenir avec la grève des enseignants qui tardent à trouver une issue heureuse.

Ousmane Gueye est sur la même longueur d'onde que sa camarade : « Nous invitons les professeurs à regagner les salles de classes. Ces grèves ne nous arrangent pas du tout. Nous voulons étudier pour demain réussir et servir ce pays », suggère-il.
 l'inquiétude des élèves est partagée par les enseignants. même si ces derniers essaient de tempérer.

Ousmane Gueye élève en classe de 3e
Ousmane Gueye élève en classe de 3e
Les professeurs, eux tentent de relativiser et de rassurer les élèves

 «Au niveau de notre établissement, il y a ceux qui ont fini le mot d’ordre. Par contre d’autre poursuivent toujours leur mot d’ordre. Mais à vrai dire au niveau de notre établissement, il n’y a pas eu trop d’impact. On a fait le premier semestre, nous en somme au second . Tous les professeurs ont rendu les notes et les conseils de classe ont été tenus. Mais ce qui est sur que dans certains collèges, il y aura beaucoup d’effets négatifs sur le calendrier car les notes ne seront pas rendus à temps", déclare  madame Sy Professeur d’Espagnol, au collège Ousmane Socé Diop.

 L'adjoint au principal est lui aussi d'avis qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer même si «certains cours ont été perturbés, et ça pose problème, surtout par rapport aux classes d’examen.».
 Au niveau du collège privé, Saldja,   les cours se déroulent normalement, affirme monsieur Ndiaye, principal dudit établissement. «Nos cours se déroulent normalement. Il y a 163 candidats en classe de troisième, et 4 terminales. Et nous pensons qu’avec les négociations entamées, l’Etat trouvera des solutions avec les syndicats d’enseignants pour sauver l’année. C’est un problème de volonté des uns et des autres », a-t-il souligné.  



Lundi 4 Mai 2015 - 16:16



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