Reprise du conseil des ministres : les urgences listées par les sénégalais

C’est la rentrée pour les ministres de la République. Ils ont repris les conseils des ministres après 45 jours de congé. Une reprise diversement appréciée par les citoyens. Si la majorité des personnes interpellées ne discutent pas de l’opportunité, d’aucuns évoquent les urgences et demandent à l’Etat, aux principaux ministres concernés de s’y mettre rapidement



Les sénégalais attendent beaucoup de leurs ministres. La reprise du conseil des ministres en cours actuellement a permis de mesurer sommairement les attentes. En effet, la question de l’emploi des jeunes continue de préoccuper. Ousmane Wane est un jeune étudiant en Logistique. Trouvé à l’entrée d’une société de la place sise au rond-point Jet d’eau sur l’avenue Bourguiba, le jeune homme est d’avis que «le gouvernement doit régler le problème de l’emploi des jeunes parce que beaucoup de jeunes diplômés sont sans emploi. La plupart sont des soutiens de famille et même s’ils ont un emploi, c’est précaire, cela ne leur permet pas de prendre en charge beaucoup de nécessités».
 
Ousmane Wane a, en outre, estimé que «l’Etat doit veiller au problème de l’électricité surtout à approche de la fête de la tabaski, période de grande consommation». Evoquant la question des inondations, Ousmane Wane a souligné que «le gouvernement doit prendre des mesures adéquates». Pour lui, «il faut déloger les zones  inondables, créer des canalisations et procéder à la restructuration des quartiers inondés».
 

Avec l’approche à grand pas de la Tabaski et de la rentrée des classes, les parents sont angoissés à suffisance. Ils rêvent tous d’une solution providentielle. Un monsieur rencontré sur les allées prie de toutes ses forces pour que «l’Etat subventionne les prix de certaines denrées de premières nécessités mais aussi qui sont prisées pendant ces échéances parce que la conjoncture est difficile». Revenant sur la reprise du Conseil des ministres, le sieur qui a requis l’anonymat s’inquiète beaucoup de la crise scolaire. Selon lui, «l’Etat doit faire des assises avec tous les acteurs concernés pour régler définitivement ce problème qui a un impact certain sur l’avenir de nos enfants et du pays de manière générale».
 

Lamine MAR est aussi du même avis. Selon lui, «le gouvernement doit plus travailler et arrêter de parler. La vie est chère. Il faut éradiquer le mal. Certes le gouvernement fait des efforts mais ce n’est pas suffisant. Les sénégalais sont fatigués. Les inondations font beaucoup de dégâts et avec l’ampleur du sinistre, je ne pense pas que le gouvernement ait les moyens de le solutionner». La quarantaine environ, monsieur Mar recommande à l’Etat de recourir à l’aide extérieure pour des solutions durables parce que, selon lui, les sénégalais en ont grandement besoin. Lamine Fall lui demande à l’Etat de  respecter ses promesses faites lors des conseils des ministres décentralisés. «Ils ont fait beaucoup de promesses, ils n’ont qu’à tenter de les concrétiser parce que le pays va mal».
 
 
 

Dior Niang "Stagiaire"

Mercredi 16 Septembre 2015 - 12:33



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