Restitution du Stade Assane Diouf à la jeunesse: les promoteurs chinois brandissent leur «protocole»

La restitution du stade Assane Diouf sis à Rebeuss à la jeunesse ne sera chose aisée pour le chef de l’Etat, car les promoteurs chinois disent avoir déjà englouti des dizaines de milliards dans le site et disposent d'un contrat en bonne et due forme. Promis par le président Macky Sall aux jeunes de cette cité nichée au cœur de la capitale, le stade Assane Diouf appartient à des investisseurs chinois suite à une décision de l’ancien régime libéral avec Me Wade. Cela après plusieurs mouvements de contestation de la jeunesse de Rebeuss.



Si certains observateurs parlent de Protocole  de Rebeuss à propos du stade Assane Diouf « C’est parce que les promoteurs du projet « Kawsara » sur le site disposent d’un bail en bonne et due forme de droits réels sur le terrain. Le projet d’un coût de 135 milliards est initié par des opérateurs économiques sénégalais en partenariat avec une société chinoise. Ces promoteurs avancent déjà le financement de 10 milliards sur la base de plusieurs protocoles ».

Autre atout des promoteurs chinois qui étaient en collaboration avec des hommes d’affaires sénégalais dans ce projet dénommé Kawasara, c’est qu’ils ont déjà commencé les travaux sur le site et investi des dizaines de milliards de Fcfa.

Selon "l'Observateur", « les Chinois, qui se prévalent de tous les documents administratifs nécessaires, ont déjà investi 10 milliards dans le cadre de l’exécution de ce grand projet : 5500 tonnes de fer livrées sur le site, 28 conteneurs déposés sur place, des baraquements construits, le site électrifié, sous la supervision de la Senelec, etc. En plus, les promoteurs du projet Kawsara ont, dans le cadre de leurs engagements vis-à-vis de l’État, aménagé un terrain d’entraînement à l’école Rebeuss pour les jeunes qui ont toujours revendiqué ce site, procédé à la réfection du stade Me Babacar Sèye de Saint-Louis avec notamment la pose d’un gazon synthétique d’une valeur de 200 millions, entre autres investissements déjà consentis.

Autant dire que l’Etat du Sénégal devra mettre la main à la poche pour réparer le préjudice subi par les chinois qui ont déjà investi des sommes colossaux s’il compte vraiment reconstruire le  stade et le restituer à la jeunesse comme annoncé par le président de la République. 

Khadim FALL

Vendredi 22 Juillet 2016 - 09:13



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