Réunion CENA – Plénipotentiaires des 47 listes: «Baatu Askan wi» marque son désaccord



Le Front national / Baatu Askan wi marque «son désaccord total au supposé consensus qui n’est rien d’autre qu’une majorité mécanique obtenue par la CENA sur son projet de révision du code électoral à 30 jours des législatives».

Dans un communiqué parvenu à PressAfrik.com, Mansour Ndiaye et Cie déplorent une « révision de dernière minute enclenchée par la CENA et consécutive à l’appel récent et pressant du Président de la République qui s’apparente à une injonction est plus qu’inquiétante quant à la posture de cette institution pour la suite du processus électoral».

« Ce projet de révision préfabriqué déroulé sous forme de référendum: « êtes-vous pour ou contre » a mis la lumière le peu de volonté de dialogue entre le pouvoir en place et l’opposition. On ne peut parler de consensus si au moins un tiers des coalitions présentes à la discussion sont formellement contre le projet », enfoncent-ils.
 
Selon eux, « la CENA qui envisage de lever l’obligation principielle et universelle faite à l’électeur de prendre, en plus de l’enveloppe de vote, tous les bulletins en lice institutionnalise la violation du secret du vote et valide d’office une influence sans commune mesure de l’électeur».
 
Soutenant que «le scrutin (sera) entaché d’avance d’irrégularité, si cette forfaiture passe», « Baatu Askan wi » exige «le respect total des droits des candidats conformément aux dispositions de la loi, des accords de la CEDEAO et de l’équité qui sied dans le libre exercice démocratique».

Ladite coalition qui «ne comprend pas pourquoi d’autres solutions envisagées et même anticipées par les citoyens, plus respectables de la loi n’aient été aucunement discutées lors de ce référendum imposé par la CENA et commandité par la coalition au pouvoir», constate que «l’option du bulletin unique plus économique pour le peuple budget national, éprouvé positivement dans plusieurs démocraties est totalement ignorée par le pouvoir en place qui devait être le premier à être soucieux de l’impact financier de ce scrutin».
 
Ainsi, elle tient «pour unique responsable le régime en place qui gère le processus électoral par une absence notoire de concertation couvrant ainsi d’un voile la compétence de notre administration en l’entraînant dans le tâtonnement et la précipitation dans la conduite de ce processus électoral… ». 


Lundi 3 Juillet 2017 - 12:32



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