(Revue de presse du 24 aout 2016) ça sent le pétrole !



Parlons d’abord pétrole avec le TEMOIN et ENQUETE. Pour le TEMOIN, le pétrole sénégalais est déjà accaparé par les multinationales. Le journal qui reprend un article du site de Jeune Afrique compare cette ruée vers l’or noir du Sénégal au partage du continent lors de la Conférence de Berlin le 26 février 1885. Selon le TEMOIN ce sont les australiens des sociétés FAR et WOODSIDE et des américains de CONOCOPHILIPS qui se querellent pour 170 milliards de Fcfa. C’est que le groupe australien FAR revendique un droit de préemption sur les 35% détenus par Conocophilips sur trois permis pétroliers au Sénégal. Conocophilips des Etats-Unis, avait annoncé un accord pour la vente de sa participation à l’australien Woodside pour un montant pouvant atteindre 170 milliards de nos francs. Aujourd’hui ENQUETE soutient que l’autre compagnie australienne FAR Ltd a enrayé la transaction en annonçant que Coconophilips ne peut rien vendre à Woodside Petroleum. Ce que retient le TEMOIN dans  cette affaire révélée par Jeune Afrique c’est que le pétrole sénégalais serait déjà partagé par les Occidentaux avec la connivence des autorités sénégalaises.

Après le pétrole, parlons de l’électricité avec le ministre de l’Energie qui soutient que le poste endommagé à l’origine du black-out dans la nuit de dimanche à lundi date de 1957 et sa mise hors service était prévue en mars 2017. Thierno Alassane Sall qui rapporte les propos des techniciens dans l’AS ajoute que notre pays n’est pas à l’abri d’autres incidents majeurs les 2 et 3 ans à venir, parce que le système reste relativement fragile. Dans le SOLEIL, le ministre avance que l’Etat fera tout de même face au désordre constaté sur l’emprise des installations de la Senelec.

Dans le domaine des finances, LIBERATION informe que « la Sonatel a lâché pour l’Etat du Sénégal un premier chèque de 50 milliards de Fcfa à la suite de la publication, dans le journal officiel, du décret portant approbation de la convention de concession et du cahier des charges de l’opérateur de téléphonie ». Il reste un deuxième payement de 50 milliards en janvier 2016.

On reste dans le monde des finances avec le Réseau national des prestataires de transfert (Renapta). A la UNE du POP, les membres du réseau menacent de bloquer tout le système à la veille de la Tabaski. Ils veulent l’application d’une instruction de la Bceao qui veut que les agréments soient donnés par des Banques et non par des opérateurs de transfert ou des structures qu’ils ont créées ». Et pour le Renapta le non-respect de ces instructions cache du vol et de l’arnaque.

SUDQUOTIDIEN réalise un dossier sur l’organisation de foires tous azimuts dans les quartiers de Dakar. Le journal constate que les mairies se frottent les mains mais les populations trinquent, se plaignant des désagréments causés par la forte présence des marchands surtout en cette période des préparatifs de la Tabaski.

La politique avec l’OBS qui met à sa UNE Abdoul Mbaye. L’ancien Premier ministre est présenté comme un opposant qui dérange et qui est devenu l’un des plus irréductibles opposant au régime en place. Mais les appréciations en son endroit sont différentes. Si du côté des proches du président Sall, on parle « d’un homme de très mauvaise foi » du côté de l’opposition on soutient que « c’est bien heureux qu’il y ait des gens comme lui ».

WALFQUOTIDIEN rallonge la liste et titre à sa UNE, « Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Nafi Ngom Keïta : les nouveaux cauchemars de Macky ». Le  journal se demande si Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko ne sont pas les nouveaux chefs de l’opposition. En tout cas pour WALFQUOTIDIEN, « ils s’imposent comme les vigies de la transparence dans la gestion des deniers publics ».

DIRECT INFO aussi se pose une question à sa UNE : « Apr-Pds, compromis à l’hostilité : Y a-t-il un ressort cassé ? Le journal se demande si la reprise des hostilités n’est pas due à des clauses d’un contrat tacite non respecté. DIRECT INFO conclue que dans tous les cas, le peule, seul maître du jeu politique a acquis une conscience qui lui permet de se faire respecter à l’heure du choix.

Retenez avec la TRIBUNE que les ex travailleurs de Sénégal Airlines courent toujours derrière quatre mois de salaire et le payement de leurs droits légaux, après la décision de l’Etat de liquider la compagnie. Selon le journal, si l’Etat ne réagit pas aux revendications de ces 163 agents, ils menacent d’aller en grève de la faim, le 4 septembre prochain, jour de l’élection des membres du Hcct.

On termine avec Me Borso Pouye qui interpelle le ministre de la Justice sur les conditions inhumaines de détention de son client Ibrahima Ly. Ce dernier est placé sous mandat de dépôt par le Doyen des juges le 5 avril dernier et il est au camp pénal. Ibrahima Ly est présenté comme un recruteur de candidats djihadistes. C’est le QUOTIDIEN qui publie l’intégralité de la lettre ouverte de Me Borso Pouye adressée à Me Sidiki Kaba.
 


Mercredi 24 Août 2016 - 09:35



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